Stockage des données hors US : où va Microsoft ?

Redmond veut permettre à ses clients situés en dehors des Etats-Unis de stocker leurs données sur des serveurs non américains. Une intention louable mais qui pose question.

Microsoft a donné un coup de pied dans la fourmilière en annonçant permettre à ses clients de choisir la localisation du stockage de leurs données en dehors des Etats-Unis. Dans un contexte marqué par le scandale de la NSA, c'est un signal fort que la firme de Redmond veut envoyer à ses clients pour montrer qu'elle est bien à l'écoute de leurs préoccupations en termes de préservation de la confidentialité des données.

Si l'intention de Microsoft est louable, mais devrait être perçue d'un mauvais oeil par les fournisseurs de clouds locaux, elle pose question. Car rien ne garantit à ce jour que stocker des données en dehors des Etats-Unis exempte Redmond de tout devoir de coopération avec des organismes tiers. Microsoft ayant lui-même admis en 2011 que les lois américaines permettaient aux autorités d'accéder aux données traitées par son cloud Azure en Europe.

Reste donc à savoir comment Microsoft compte s'y prendre d'un point de vue juridique pour se soustraire à des obligations relevant du Patriot Act. Parmi les hypothèses crédibles, Microsoft pourrait se rapprocher d'un partenaire local pour garantir à ses clients "un droit du sol" de leurs données cloud. En France, le groupe est à ce titre très proche de Capgemini avec qui il a conclu en juin dernier un vaste accord permettant de proposer des solutions et services de cloud privé, hybride et public Microsoft, reposant sur des infrastructures hébergées dans les data centers de la SSII.

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