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Sommaire
du dossier 35 heures
EDS
France en phase depuis un an avec les 35 heures grâce
à la loi de Robien
Il semble qu'EDS France, classée
parmi les 10 premières SSII dans l'Hexagone,
ait été bien inspirée de signer
un accord de Robien en mars 1998, malgré l'incompréhension
ressentie par de nombreux acteurs du secteur à
cette époque. Mais personne ne pouvait prédire
quelles seraient les difficultés rencontrées
par la plupart des SSII en France face aux 35 heures.
C'est pourquoi aussi les dirigeants d'EDS France, tout
en s'estimant heureux, ne tirent aucune gloire spécifique
à avoir anticipé la débâcle. Il y a un peu plus d'un an, la filiale française
du géant mondial des services informatiques mettait
donc en application l'accord signé dans le cadre
de la loi de Robien. Selon Francis Jubert, directeur
des affaires publiques d'EDS France, "l'accord
signé chez nous a concerné 1 723 personnes.
Il s'agissait de réduire les horaires de 10 %,
et les salaires de 0,5 % à 1,5 % pour
les plus élevés. Au départ, ça
n'a pas été facile et les négociations
ont duré plus d'un an". La loi de Robien diffère totalement de la seconde
loi Aubry, qui n'oblige pas explicitement les entreprises
à recruter. EDS France a signé le volet
dit offensif de la loi du député UDF,
qui stipule que la réduction des horaires de
10 % engage l'augmentation de 10 % des effectifs
en contrepartie. D'autre part, la SSII s'est interdit
de faire appel à l'annualisation. Le système
retenu a été celui de la mensualisation
: soit une journée de repos par semaine, soit
deux journées dans le mois. "Il faut voir le contexte", déclare
Francis Jubert. "Nous souhaitions donner un nouveau
dynamisme à EDS France, avec un volet social
important. Nous nous sommes engagés à
embaucher 170 jeunes ingénieurs, ce que
nous n'aurions pas forcément fait en dehors de
ce cadre, en plus des 500 personnes prévues.
Nous avons pu beaucoup recruter car nos collaborateurs
ont eu la possibilité de concilier leur vie professionnelle
avec leur vie familiale. Ce temps-là n'a pas
été perdu pour l'entreprise car maintenant,
ils sont souvent plus reposés quand ils viennent
travailler". Le deuxième objectif recherché par EDS
France était d'offrir un service plus large tout
en misant sur des efforts de productivité. La
grande SSII a donc pratiqué des allocations de
ressources différentielles, en faisant davantage
appel à des technologies qu'elle met en oeuvre
comme le workflow et les systèmes de messagerie.
Par ailleurs, un système de badges a été
instauré pour garantir un caractère d'autodiscipline
vis à vis du fichier d'horaires. Tous les collaborateurs
y sont soumis, y compris les cadres dirigeants. (24
novembre 1999)
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Dossier
réalisé par François
Morel
Copyright: Benchmark Group
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