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Plus de 2.000
places de marché virtuelles auraient surgi sur
le Web, depuis
l'année dernière, selon
les estimations des analystes. Derrière ce terme
devenu soudainement très à la mode se
profilent plusieurs réalités. En effet,
le concept de place de marché est à la
croisée de plusieurs tendances déjà
en vigueur telles que les extranets, les portails B
to B ou encore l'EDI (échange de données
informatisé). En
réalité ces nouvelles organisations marchandes
sont supposées aller beaucoup plus loin que
l'ensemble de ces initiatives. Elles devront fédérer
des communautés entières, verticales ou
horizontales, dans une logique intégrée
où les échanges transactionnels s'effectueront
de manière transparente au travers d'un carrefour
unique virtuel : la place de marché.
Affichant des intérêts évidents
de dématérialisation documentaire, celle-ci
présente de fortes analogies avec l'EDI assez
répandu auprès des grandes industries.
La différence de taille réside dans la
forme que prend la liaison entre les acteurs: le schéma
devient "1 à multiples" (logique de
one stop shopping) et non plus 1 à 1. Il en résulte
une démocratisation des coûts favorisés
par l'usage du réseau IP pour communiquer : un
simple un navigateur suffit pour utiliser la place.
Pourtant le défi résidera dans la capacité
de ces places à séduire des industries
déjà équipées lourdement
(avec des systèmes EDI) pour communiquer avec
leurs propres fournisseurs. Par ailleurs, il faudra
définir un standard de communication universel
pour régir les échanges sur ces places
car à l'heure actuelle si chacun prétend
s'appuyer sur XML, des différences d'encodage
subsistent. L'hétérogénéité
des solutions techniques constitue alors un second enjeu
dans les flux interentreprises.
Tout d'abord fortement orienté vers l'e-procurement
(c'est-à-dire la gestion des achats inter-entreprises)
et les achats indirects (fournitures de bureau...),
les places se tournent désormais vers des modèles
plus évolués à plus forte valeur
ajoutée (optimisation des logiques collaboratives
entre les partenaires...).
Du côté des plate-formes technologiques,
différents acteurs tentent de se positionner
avec plus ou moins de succès sur ce marché
en mettant en avant leur expertise tour à tour
logistique, relation client, ou encore plate-forme d'e-commerce.
On note ces dernières semaines, une volonté
des acteurs "annexes" tels que les éditeurs
d'ERP (SAP ou PeopleSoft) ou d'environnement de développement
(Microsoft) de s'allier à des spécialistes
du secteur tels que Commerce One. Ce dernier voit d'ailleurs
sa cote de popularité grimper au fil des mois.
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Places de marché
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