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Chaque
semaine, le JI détaille les étapes de la construction
et présente l'évolution de sites Web remarquables.
Pour participer à cette rubrique, contactez François
Morel.
L'entreprise: Un
an après l'engagement du projet à la mi-1996,
l'entreprise Rouge et Blanc a été officialisée
en août 1997. Rouge-Blanc.com a enregistré sa
première commande 15 jours après sa mise
en ligne en novembre de la même année. Aujourd'hui,
le site accueille entre 1.500 et 2.000 visiteurs et enregistre
de 40 à 120 commandes par jour selon les périodes.
Son offre se répartit entre près de 180 crus
différents et plus d'une centaine d'alcools forts.
Le
responsable du projet: en
charge des aspects techniques liés au site, Pierre-Yves
Bonnetain a rejoint l'équipe en 1997 au démarrage
de la phase de réflexion sur les aspects technologiques.
En tant que concepteur principal de l'architecture du système,
il dispose depuis le départ du pouvoir décisionnel
en matière de développement des technologies
et de leur implémentation.
Quels
sont les objectifs du site, ainsi que son positionnement
?
| Pierre-Yves
Bonnetain : "Notre politique est
de vendre des vins uniquement sur Internet.
Nous ne disposons pas de magasins physiques,
donc Rouge & Blanc rentre dans la catégorie
du commerce électronique pur. L'un
de nos positionnements majeurs est de permettre
la commande à la bouteille. D'autre
part, les délais de livraison sont
de 72 heures maximum, soit en moyenne
48 heures. Notre troisième angle
de différenciation est que nous ciblons
le grand public et non le spécialiste
avec un excellent rapport qualité/prix.
C'est pourquoi nous pratiquons une sélection
rigoureuse de façon soignée
dans le but de proposer une gamme courte.
Du coup, nous avons tous les produits en stock,
sans exception, ce qui nous permet de livrer
dans un délai plus court que si nous
disposions de 3.000 références."
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Quels
ont été les moyens investis dans le
site, financiers et humains ?
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"Nous n'utilisons
quasiment aucun outil du commerce car tout
est dans le domaine public. L'investissement
matériel et logiciels s'est monté
à près de 500.000 francs.
En matière grise, jusqu'à
l'an dernier, nous avons consacré
environ 500 jours/homme pour les développements.
Depuis septembre 1999, ce chiffre a presque
doublé car nous développons
de nouvelles fonctionnalités ainsi
que l'intégration de la logistique
EDI de bout en bout entre notre site et
le transporteur. Enfin, nous nous appuyons
sur un ERP du marché concernant notre
propre back-office."
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De
quel ERP s'agit-il, et quels modules avez-vous choisis
?
| "Nous
avons acheté celui de Navision. Initialement,
nous avons pris les modules de vente/comptabilité,
et aujourd'hui nous avons intégré
la gestion des stocks, des achats, et la comptabilité
liée au commerce international avec
les taux de change. Le front-office est intégré
au niveau des commandes qui sont directement
injectées vers l'ERP. Ensuite, Navision
effectue les contrôles et envoit les
données par mail au stockeur/transporteur,
car la messagerie est le seul média
commun à tous. Nous travaillons avec
DPD en Allemagne, Cargo en Grande-Bretagne,
et plusieurs prestataires en France dont notre
stockeur Leroy Logistique. Soit nous récupérons
en retour les informations directement sur
leur site Web, soit nous recevons un mail
qui est traité automatiquement par
un programme que nous avons développé
nous-même." |
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Sur
quelle plate-forme technique s'appuie Rouge-Blanc.com
?
"Notre
serveur Web est Apache sous Linux, et nous avons
opté pour Perl au sujet des pages dynamiques.
PHP ne nous apportais pas suffisamment de liberté
dans ce que nous voulions faire, car ce langage
implique beaucoup de traitements à l'arrière.
Lorsqu'un internaute lance une recherche, seule
la première se montre coûteuse en terme
de temps car toutes les pages HTML adéquates
sont générées et stockées
dans un cache côté serveur. Le deuxième
internaute qui effectu la recherche à partir
du ou des mêmes mots-clefs reçoit aéinsi
son résultat en quelques centièmes
de secondes, ce que ne permet pas PHP.
Quant au choix de Linux, nous avions opté
au départ pour Red Hat, mais aujourd'hui
nous l'avons tellement bidouillé qu'il ne
ressemble plus vraiment à la distribution
initiale. Cela nous permet de travailler à
distance, de façon délocalisée,
sans avoir à souffrir d'augmentations de
coûts considérables comme pour une
plate-forme NT/IIS. Enfin, concernant la base de
données, nous allons probablement être
amenés à abandonner MySQL qui n'offre
pas de possibilités de redondance pour le
serveur de données et représente un
point faible si celui-ci vient à tomber."
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Pratiquez-vous
de la personnalisation ? Si oui, quelle sorte ?
| "Le
site n'est pas vraiment personnalisé,
mais il s'agit d'un projet pour la rentrée.
Ce coup-ci, nous n'allons pas réinventer
la roue et nous allons choisir un outil du
commerce. Notre objectif est que l'internaute
puisse décliner personnellement ce
qu'il souhaite voir et recevoir. Nous considérons
que la personnalisation automatique est un
peu intrusive, et qu'il vaut mieux bien connaître
ses utilisateurs avant de la pratiquer."
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Allez-vous
homogénéiser vos échanges de
données informatisés ?
| "Oui.
Pour l'instant, nous nous adaptons à
chaque logisticien. Et une fois que tout cela
marchera bien, nous allons travailler avec
eux pour définir un standard. Mais
il leur faudra d'abord modifier leur système
d'information afin que cela puisse fonctionner
chez eux." |
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Comment
le site est-il hébergé ?
| "Nous
avons acheté tous nos serveurs (HTTP,
base de données) que nous avons déportés
chez notre fournisseur d'accès MipNet
récemment racheté par SSTI.
Ils nous fournissent la ligne et assurent
le périmètre de surveillance
pour les contrôles en matière
de sécurité." |
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Avez-vous
rencontré des difficultés techniques
?
| "Nous
pratiquons de l'affichage dynamique intelligent
sans avoir à générer
chaque fois les mêmes pages. Lorsque
nous mettons en place trois serveurs Web frontaux,
la page est aussi générée
sur un seul serveur. Pour cela, il a fallu
que nous adaptions le système de charges.
Le travail d'équilibrage nous a posé
des problèmes majeurs car nous voulions
qu'il soit bien réglé afin que
chaque serveur puisse disposer du meilleur
temps de réponse, et aussi pour bénéficier
de la redondance." |
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Et
des problèmes particuliers concernant la
montée en charge ?
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"Pour
l'instant non. Le système semble bien
réglé. Nous branchons pour cela
un nouveau serveur frontal devant celui consacré
à l'équilibrage, ce qui nous
permet de déphaser les vieux serveurs
et de les remplacer le cas échéant." |
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Comment
gérez-vous l'ergonomie ?
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"Nous pratiquons différents essais
en regardant la simplicité d'utilisation.
Nous nous adaptons aussi en fonction du feedback.
Le fait de demander aux internautes ce qu'ils
pensent est très bien perçu
car cela montre que nous nous soucions de
ce qu'ils disent." |
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Avez-vous
conduit des tests utilisateurs ?
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"Nous organisons systématiquement
des focus groups en interne et en externe
avec des groupes d'internautes types et de
clients. Nous allons aussi conduire des tests
d'ordre comportemental avec des ergonomes,
en regardant notamment où se pose la
pupille de l'internaute sur les pages." |
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Quelles
sont les évolutions prévues pour le
site ?
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"La personnalisation. Mais avant, nous
devrions avoir intégré les retours
de données émanant des logisticiens
pour faire remonter le traitement de la commande
directement sur le site et proposer un tracking
complet. Pour l'instant, nous ne sommes pas
directement connectés à leur
back-office, et nous allons travailler ça
d'ici 2001." |
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Quelles
leçons avez-vous tirées de votre expérience,
et quels conseils donneriez-vous à ceux qui
se lancent ?
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"Pour
la bonne marche, il est important d'avoir
une équipe interne très réactive.
La souplesse n'est vraiment effective qu'avec
une équipe en interne. Nous avons compris
cela et nous y sommes maintenant très
attachés sans que cela ne soit uniquement
lié au domaine public. Après,
nous nous sommes rendus compte que certains
systèmes marchaient moins bien que
d'autres. Enfin, lors de la définition
d'un partenariat, il est impératif
de posséder tous les outils de contrôle
d'efficacité. Nous avons mis quelques
mois à nous en rendre compte. Ces outils
nous permettent d'effectuer le contrôle
de nos investissements publicitaires et des
retours." |
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Liens
utiles
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