Blackberry admet aider les autorités à déchiffrer certains messages

Blackberry n'est pas contre aider la police quand c'est possible et "raisonnable", mais affirme ne rien pouvoir faire face à un chiffrement géré par son offre BES.

La semaine dernière, le site web Vice affirmait que Blackberry avait fourni aux autorités canadiennes la clé permettant de déchiffrer des messages – plus précisément les messages gérés par son application pour mobile BBM. Le CEO John Chen a dû répondre à ces accusations.

Il n'a pas nié aider la justice, estimant que "les entreprises ne doivent pas mettre leur réputation plus haut que l'intérêt commun". Il a rappelé qu'il voulait que son entreprise puisse répondre aux demandes légales "raisonnables", "comme les bons citoyens".

Evoquant l'affaire juridique citée par Vice, John Chen a souligné qu'elle avait abouti au démantèlement d'un réseau criminel. Entre les lignes, John Chen admet donc avoir aidé la justice, vraisemblablement en donnant la clé permettant de déchiffrer des messages. Certains observateurs pourront faire remarquer qu'il ne sera toutefois pas toujours facile pour Blackberry de savoir à l'avance si les messages à déchiffrer sont bien ceux de criminels, surtout si ces derniers n'ont pas encore été jugés coupables.

John Chen a toutefois voulu rappeler que ses services BES n'étaient pas concernés, puisque c'est l'entreprise utilisatrice qui possède alors la clé de chiffrement. Vice n'avait jamais affirmé le contraire, expliquant bien que la police pouvait lire des messages chiffrés "du moment que le téléphone n'est pas lié à un compte professionnel". 

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