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Analyse
20/11/2007
L'offre logicielle verte se multiplie pour l'entreprise
C'est l'une des grandes thématique de l'année 2007 : l'enjeu des économies d'énergie gagne le secteur informatique et, à travers lui, les directions des systèmes d'information. Au-delà du caractère éthique de la démarche, la réduction de la consommation électrique, qui concerne à la fois les centres de données et les parc PC, serait une source d'économie à ne pas négliger (lire l'article du 18/09/2007 : L'enjeu des économies d'énergie gagne les DSI). HP, Dell... Presque tous les grands constructeurs ont initié des stratégies sur ce terrain. Dernière annonce en date, celle d'Hitachi qui a intégré une fonction d'optimisation de la consommation électrique au sein de ses systèmes de stockage de milieu de gamme. Un dispositif permettant de mettre hors tension les volumes de disque quand ils ne sont pas mis à contribution par une application de gestion, et de les réactiver rapidement si le progiciel le demande. Aux côtés des solutions centrées sur l'informatique, des logiciels ciblant les économies d'énergie pour d'autres types d'infrastructure se développent. D'abord les outils de gestion de flottes de véhicules, qui intègrent des mécanismes visant à rationaliser la consommation d'essence, notamment par une sélection des distributeurs. Positionné dans ce domaine, Fleet Logistics vient d'annoncer un module (baptisé TCO2) associant les dernières données de coût total de possession aux données d'émission de CO2. "Nous avons pour vocation de contrôler et de maîtriser le coût des flottes automobiles de nos clients et à ce titre, nous avons pu constater ces derniers temps que la pression écologique commençait à avoir un impact en termes de coût et de profil de flotte", indique Filip Van Mullem, directeur de Fleet Logistics. "Avec ce produit, notre objectif est d'aider nos clients à prendre les bonnes décisions pour que leurs flottes automobiles soient plus respectueuses de l'environnement et ce, sans occasionner de coût supplémentaire non maîtrisé."
Il est un domaine dans lequel les économies potentielles à réaliser sont au moins équivalentes : le bâtiment. Spécialisée dans la gestion de patrimoine immobilier et mobilier, l'éditeur Vizelia a dévoilé cette semaine une solution pour optimiser la consommation énergétique des immeubles, aussi bien récents qu'anciens. Selon lui, les économies en la matière pourraient atteindre jusqu'à 30%. "Nous proposons une application Web en mode hébergé pour réaliser un pilotage à distance", explique Fabrice Haiat, le P-DG de Vizelia. La technologie Vizelia remonte les données de consommation des immeubles (eau, gaz, consommation électrique des systèmes de chauffage, de climatisation, etc.). Elle se connecte au logiciel propriétaire (GTB) de gestion des différents systèmes de chauffage et climatisation. Elle dispose en outre d'un module d'analyse graphique et d'un moteur d'algorithme, pour faire des calculs statistiques sur les moyennes de consommation en vue de comprendre le fonctionnement du bâtiment en termes de température. "En récupérant les données de la météo du lendemain, l'idée est de bénéficier d'une aide à la décision pour savoir quand démarrer ou augmenter le chauffage et quand l'arrêter le soir ou le week-end en fonction des réactions du bâtiment, sa vitesse de refroidissement ou de réchauffement", détaille Fabrice Haiat. Autre rôle dévolu à la plate-forme de pilotage, la possibilité de réaliser un diagnostic des systèmes de chauffage ou de climatisation à distance. "Si une climatisation consomme plus que d'habitude, il y a fort à parier que cela provienne d'un filtre usé par exemple", note Fabrice Haiat.
Le P-DG reconnaît cependant que la gestion de la température d'un bâtiment n'est pas entièrement automatisable. "La sensibilisation du personnel demeure fondamental. Les collaborateurs peuvent toujours laisser une fenêtre ouverte, ce qui faussera tout le processus", prévient-il. A l'heure qu'il est, les dernières législations européennes limitant la consommation énergétique dans le bâtiment concerne les immeubles neufs (à 250 Kilowatt par mètre carré et par an actuellement et 40 Kilowatt à partir de 2012). La solution de Vizelia tendrait à prouver que des économies non négligeables peuvent être réalisées sur de l'ancien... Et sachant que le parc immobilier se renouvelle à hauteur de 2% par an dans le tertiaire, la piste semble intéressante à explorer.
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