Patriot Act à la française : le Syntec Numérique est contre

Lors des vœux de la chambre syndicale du secteur française des services informatiques, son président a débuté son allocution par un hommage aux dessinateurs de Charlie Hebdo.

A l'occasion de ses vœux le 13 janvier, le Syntec Numérique a voulu s'inscrire dans l'hommage national rendu aux dessinateurs de Charlie Hebdo. Son président, Guy Mamou-Mani, lâchant un : "Le numérique est charlie". Conscient des "risques" et du "danger" dont souffrent le pays, il a aussi affirmé que les attentats de la semaine dernière ne devaient surtout pas aboutir à une tentation sécuritaire sur Internet, et un contrôle total du réseau.

"Il serait excessif de chercher à trouver des solutions immédiates et inspirées du modèle américain post 11-Septembre" a indiqué Guy Mamou-Mani (dixit Zdnet), se déclarant ainsi opposé à un "Patriot Act" à la française. "Nous avons besoin d'avoir des policiers, des gendarmes, des espions dans le monde du numérique. Cela ne doit pas signifier pour autant qu'il faut rentrer dans des procédures d'exception et le totalitarisme en surveillant tout le monde et tout le temps comme nous avons pu le constater dans l'affaire PRISM."

Le Syntec Numérique rejoint ainsi l'avis d'autres organisations du secteur qui ont déjà pris position contre un Patriot Act à la française. C'est le cas de la Quadrature du Net ou du Conseil national du numérique.


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