Internet des objets : la révolution technologique en marche L'Internet des objets synonyme de Big Data

Dès lors qu'un industriel vend des milliers, des centaines de milliers voire des millions d'objets, il va se retrouver face à la problématique du recueil des informations émises, puis de leur traitement. Car si une balance connectée envoie un flux de donnée assez modeste, une mesure de poids chaque jour représente rapidement des volumétries conséquentes. Sans compter la problématique technique de la vélocité, notamment lorsque des dizaines de milliers de clients veulent accéder, de manière instantanée, à la totalité de leur historique.

Le protocole de chat XMPP

le géant espagnol de l'électricité endesa a commencé à se lancer dans le smart
Le géant espagnol de l'électricité Endesa a commencé à se lancer dans le smart grid (réseau de distribution d'électricité intelligent). © Endesa

Pour alimenter les serveurs, plusieurs standards ont émergé. Parmi eux, le protocole de chat XMPP est exploité tant par Apple iChat, Google Talk, Skype ou Facebook. Il permette tout autant à des capteurs de transmettre leurs mesures à un serveur.

Autre standard exploitable : MQTT. C'est un système de messagerie inter-applicative qui ne génère que peu de trafic réseau, ce qui en fait une solution adaptée à l'Internet des objets. Une alternative à MQTT est DDS (pour Data Distribution Service) : un protocole de bus temps réel. C'est la solution qui a été choisie à Nice pour mettre en place le bus qui collecte les données issues de tous les objets connectés de la ville.

Hadoop pour traiter les volumes de données issus des objets

Pour le stockage et les traitements à appliquer sur les données, les bases NoSQL de nouvelle génération et les frameworks Map-Reduce, tels qu'Hadoop, semblent s'imposer. L'américain Opower a ainsi fait le choix de la plateforme Hadoop/HBase de Cloudera pour analyser les données de consommation de ses clients.

Des standards commencent aussi à émerger quant aux formats de données collectées. Ainsi, l'italien Enel, qui gère 30 millions de compteurs intelligents, s'appuie sur les travaux de "Meters and More" pour la collecte des données. Cette association sectorielle internationale a défini toute une pile de communication pour les compteurs intelligents. Sa formalisation va de la structure des messages envoyés par les compteurs intelligents (via le langage DLMS pour Device Language Message Specification) jusqu'au format des données (avec Cosem, pour Companion Specification for Energy Metering). Ceux-ci ont été établis au rang de standard par l'International Electrotechnical Commission, c'est Ie jeu de standards EC 62056. 

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