Levée de boucliers contre les centres d'appels en prison

Après l'annonce de la création de centre d'appels dans deux prisons françaises, les réactions se multiplient. Pour l'Ufap (Union fédérale autonome pénitentiaire), le recrutement en prison à faibles coûts salariaux sur ce type d'emploi s'effectue en même temps que la liquidation d'emplois dans des centres d'appel traditionnels. Pour sa part, le Syndicat des professionnels des centres de contacts (SP2C) s'oppose au projet du Ministère de la Justice de créer deux centres d'appels en prison.

Ce projet a été révélé par la CGT en Aout dernier et confirmé par un porte-parole de l'administration pénitentiaire. Si tout se déroule comme convenu, le projet devrait être mis en place dès janvier 2009. Les détenus travaillant dans ces centres recevraient un salaire de 350 euros par mois. Mais les bénéficiaires seront véritablement les opérateurs téléphoniques dont les coûts salariaux seront revus à la baisse.

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