Le consultant en décisionnel travaille pour le compte d'entités qui mettent
en place des projets d'informatique décisionnelle. Il peut travailler au
sein d'une structure comme une SSII qui le dépêche en mission chez ses clients.
Mais on trouve également ces spécialistes chez les éditeurs de logiciels
de Business Intelligence ou d'ERP qui intègrent de plus en plus d'offres
décisionnelles à leurs suites, comme SAP ou encore Oracle et IBM. Enfin,
ce sont parfois les DSI elles même qui recrutent ce type de profil pour travailler
en interne.
Mais le métier de consultant en décisionnel recouvre différents aspects, tant
sur le plan des responsabilités dans les projets que des spécialisations
métiers.
Connaissances techniques, management, métiers
Philippe Olivier, dirigeant d'Aralys, cabinet de conseil spécialisé dans la
distribution et le conseil autour des solutions décisionnelles, détaille les différents
niveaux de responsabilité. "Il peut s'agir de ce qui relève de l'assistance à
maîtrise d'ouvrage. Ce qui est du domaine de l'assistance à maîtrise d'ouvrage,
côté métier, est généralement réservé aux consultants seniors".
| Effectuer la modélisation de l'outil en fonction
des exigences du client |
A un niveau d'expérience moindre, certains consultants en décisionnel auront
comme tâche d'effectuer la modélisation de l'outil en fonction des exigences
du client. "Il y a des postes d'analystes dont la mission est de reprendre
le cahier des charges, et de faire ensuite de la rédaction de spécification
fonctionnelle" explique Philippe Olivier.
Ensuite, certaines missions vont comporter un véritable travail technique sur
l'assemblage des bases de données. "Au niveau de l'entrepôt de données, il y a
un travail à effectuer sur les référentiels métiers, multiples, souvent incohérents
et antagonistes. Les consultants qui travaillent sur ces dossiers sont généralement
des personnes qui ont 4 à 5 ans d'expérience", mentionne Philippe Olivier.
Enfin, pour les débutants, le passage par la case 100% technique reste le plus
sûr moyen de maîtriser l'outil et de faire ses gammes. "Pour la rédaction
des spécifications techniques, nous faisons appel à des analystes et des techniciens.
Ce sont des juniors avec des compétences techniques, et qui possèdent la connaissance
de l'outil mis en place".
| Des connaissances et des compétences dans les
différents métiers des clients |
Ces quatre échelons s'entrecroisent avec des connaissances et des compétences
dans les différents métiers des clients. En clair, un consultant en décisionnel
qui souhaite travailler dans le monde de la finance devra au fur et à mesure
s'approprier le monde de la finance pour être à même d'apporter des réponses
fonctionnelles à ses clients.
De même, dans le domaine des télécoms, la connaissance des outils de ce
secteur parait indispensable. Les réseaux sans fil (WLAN WiFi), les réseaux
filaires (Ethernet), les réseaux longue distance (Internet, VPN SSL, liens
privés), et les télécommunications (réseau GSM, DECT, ou téléphonie sur IP)
seront des éléments à maîtriser pour construire un outil de décisionnel à
même de reporter des informations liées au trafic, à la performance du système,
mais aussi à la problématique de la sécurité.
| Les salaires à l'embauche varient de 30 à 40 k€
brut |
Côté formation, l'université et les écoles d'ingénieurs proposent respectivement
des troisièmes cycles ou des troisièmes années qui spécialisent les étudiants
sur les problématiques de l'informatique décisionnelle, à l'issue d'une formation
classique en informatique.
Pour finir, la rémunération est variable en fonction de la structure, de
la taille du projet et des responsabilités. Les salaires à l'embauche varient
de 30 à 40 k€ brut, et peuvent progresser en fin de carrière jusqu'à 120
k€ brut. Bien évidemment, l'évolution du salaire sera possible en fonction
de l'acquisition de domaines tels que l'expertise technique, les capacités
de management, mais aussi un indubitable aspect commercial que les consultants
de manière générale se doivent de maîtriser pour prospecter clients et employeurs.