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Consultant en décisionnel : la prime à la double compétence

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Philippe Olivier (Aralys)
 
 
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Philippe Olivier est le dirigeant d'Aralys, cabinet de Conseil spécialisé dans la distribution et le conseil autour des solutions E-business et Décisionnelles. Il recrute des consultants en décisionnel.

Quelles sont les compétences que vous recherchez chez un consultant en décisionnel ?

Il y a deux axes importants pour le décisionnel. Il faut des compétences techniques orientées sur la base de données, une culture nécessaire sur ce sujet, que ce soit quand on est junior ou lorsqu' on est senior. Le niveau d'étude demandé est bac+5.

Mais il faut aussi ce que nous appelons les compétences douces, c'est-à-dire la qualité relationnelle, rédactionnelle, la capacité d'analyse. Les consultants en décisionnel doivent appréhender le métier de leur client, leurs problématiques.

Quelles sont les responsabilités qui s'offrent aux consultants en décisionnel dans le cadre de leurs missions ?

Pendant qu'ils sont juniors, les consultants en décisionnel développent en particulier leur compétence technique. Une fois qu'ils sont confirmés, ils deviennent des analystes avec des compétences de rédaction et de modélisation. Quand il devient senior, viennent alors les tâches d'encadrement .

"Il existe des cursus dédiés en universités, ou en école d'ingénieur avec des troisièmes années spécialisés"

Est-ce un métier récent ?

Le décisionnel est en définitive un marché assez récent. Pendant longtemps, le décisionnel était une niche qui fournissait essentiellement du travail pour des équipes de développement. Mais depuis 8 ans, les entreprises se sont structurées sur des projets décisionnels, et le marché du décisionnel se développe rapidement pour les consultants.

Dès lors, les formations universitaires répondent elles correctement à la demande ?

Il existe des cursus dédiés en universités, ou en école d'ingénieur avec des troisièmes années spécialisés dans le décisionnel et des masters en université. Je pense à deux cursus dans les universités de Dauphine et de Toulouse, qui proposent deux types de compétence, avec un apprentissage de culture générale sur le décisionnel, des travaux dirigés et des projets orientés.

Ceci dit, Je trouve que les cursus de formation ne focalisent pas assez sur les compétences métiers. On est encore dans le modèle de l'ingénieur d'informatique de gestion avec des compétences informatiques très poussées mais pas de compétences métiers particulières. Par ailleurs, les écoles ne challengent pas les compétences douces sur le décisionnel.

"L'idéal, c'est un profil avec une double compétence décisionnel et métier"

Dans quels secteurs économiques demande-t-on le plus de consultants en décisionnel ?

Les profils de senior spécialisés avec des compétences métiers sont très demandés. On en trouve un peu dans la banque, par exemple. Ils possèdent une véritable valeur ajoutée dans le métier. L'idéal, de fait, c'est un profil avec une double compétence décisionnel et métier.

Chez Aralys, nous avons décidé de rester généraliste, tout en privilégiant trois cibles : le tertiaire financier qui comporte un marché important dû à la réglementation sur les informations financières, le secteur pharmaceutique dont l'enjeu pour le décisionnel est aujourd'hui la loi sur la confidentialité des données et enfin le secteur des opérateurs téléphoniques, dont le dynamisme du marché crée beaucoup de projets décisionnels. Sur ces trois secteurs, la croissance du volume de données est aussi un facteur de croissance du marché du décisionnel.

Combien de temps dure une mission ?

"La durée des missions est en moyenne de 6 à 18 mois"

La durée des missions est en moyenne de 6 à 18 mois. Mais cela peut aller jusqu'à trois ans dans les grands comptes avec des lots de prestation de service de 18 mois. Sur des problématiques métiers spécifiques, ce sont généralement des durées de mission de 6 mois.

Et côté rémunération, quels sont vos chiffres ?

Pour ce qui est de la grille de rémunération, nous sommes aujourd'hui sur un marché qui va bien. On est sur une fourchette qui varie de 31 000 à 55 000 euros par an.

Notre processus de recrutement consiste à faire appel à des personnes qui ont des compétences douces. C'est ce type de compétence qui est le plus difficile à obtenir. A nous ensuite de leur donner l'opportunité d'acquérir des compétences techniques. Donc les salaires commencent souvent assez bas, et s'élèvent par la suite.

Pour finir, peut-on faire carrière comme consultant en décisionnel ?

Non. Le métier de consultant en décisionnel est une étape dans une carrière. C'est une étape qui dure en général 10 ans, et qui permet d'enrichir son expérience, et d'acquérir une culture métier. Cela permet aussi de se former sur les systèmes d'information, aussi bien au niveau intranet qu'extranet.

 


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