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Consultant en décisionnel : la prime à la double compétence

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Ahmed Taalat est aujourd'hui consultant en décisionnel. Mais à l'époque de ses études, ce domaine informatique n'était pas encore d'actualité.

 

 
Amhed Taalat (Consultant en décisionnel)
 
 
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"J'ai effectué un cursus informatique, avec un DUT à la faculté de Orsay [ndlr. Paris 11] et un Miage - Méthodes Informatiques Appliquées à la Gestion des Entreprises. C'est au cours de mes contrats en alternance que j'ai découvert le décisionnel. En 1999, on commençait à peine à en parler à l'école. Il n'y avait pas de formation spécifique sur ce thème".

Sa première expérience professionnelle sera l'occasion de se former techniquement. "Elle a eu lieu juste après mon diplôme, en 2001. J'ai travaillé pour un opérateur télécoms historique. Mon travail consistait principalement à faire de la restitution et du développement. La mission a duré un an et au bout d'un an j'avais acquis des compétences car mon binôme m'avait appris pas mal de choses".

Aller progressivement vers le décisionnel

Après quelques missions, Ahmed Taalat rejoint en 2003 une entreprise de télécom et commence à travailler sur un projet de décisionnel. "Le cœur de métier était le développement télécoms, avec une application Java de décisionnel".

"J'ai eu l'occasion de côtoyer des personnes qui m'ont appris des choses essentielles"

L'acquisition des compétences douces (voir "l'avis du recruteur") se fera aussi pour lui à cette période. "Cette mission m'a apporté beaucoup en termes de méthode de travail. J'ai eu l'occasion de côtoyer des personnes qui m'ont appris des choses essentielles comme le recueil de besoins, comment travailler sur les spécifications, mais aussi des choses simples comme comment rédiger un mail. Dans les premières années, on est sur le développement et on continue par la suite à progresser. Mais il y a des choses que l'on ne vous apprend pas à l'école et que l'on découvre en fonction de missions".

Une succession de missions et d'employeurs qui l'amène en 2005 à réfléchir au bout de carrière qu'il a déjà parcouru. "En 2005, je me suis aperçu que j'étais devenu confirmé mais que ma grille de salaire n'avait pas augmentée. Il faut dire qu'à l'époque, on commençait tout juste à sortir de la crise. Le marché se porte plutôt bien en ce moment, et si aujourd'hui on peut aller voir ailleurs, à l'époque ce n'était pas le cas".

"j'arrête alors les télécoms pour me tourner sur d'autres secteurs"

Une réflexion qui va le pousser à continuer dans le domaine du décisionnel mais a s'ouvrir à d'autres métiers pour ne pas s'enfermer dans les télécoms. "Je décide de continuer dans le décisionnel. C'est ce que je sais faire et ce que j'aime faire mais j'arrête alors les télécoms pour me tourner sur d'autres secteurs. Je travaille alors en consultant pour une banque en tant que chef de projet décisionnel".

Une "reconversion" qui lui permet de découvrir un autre univers. "Je réapprends alors beaucoup de choses. En 2005, j'étais pointu dans les télécoms et je balayais tous les métiers. En banque, tout change. La prise en compte des métiers et des indicateurs, la prise en compte de la performance financière est différente".

"Avec un profil de consultant en décisionnel, plusieurs options sont possibles pour continuer sa carrière"

Aujourd'hui, avec le recul de l'expérience, Ahmed Taalat juge que son parcours en valait la peine, et lui ouvre des portes pour la suite. "Avec un profil de consultant en décisionnel, plusieurs options sont possibles pour continuer sa carrière. Il est possible de travailler par exemple avec des sociétés de service, de faire du management d'équipes et de gérer des projets plus ou moins grands. De fait, plus l'entreprise est grande plus vous faites du management. L'autre possibilité, c'est ce que nous appelons se "poser" dans le jargon des consultants, c'est-à-dire intégrer une entreprise en interne". Un objectif pour beaucoup de consultants. "En fait, tous les consultants espèrent intégrer un poste avec des responsabilités. Si l'on se pose, ce n'est pas pour entrer au bas de l'échelle", admet Ahmed Taalat.

"Avoir fait du consulting est une bonne stratégie. On apprend beaucoup et l'on évolue beaucoup. Le bagage de consultant est plus utile qu'un bagage traditionnel. Aujourd'hui, je fais appel à mes deux compétences" conclut-il en ajoutant "Ce qui me plait dans les systèmes décisionnels, c'est que l'on est assez transverse. On aborde plusieurs métiers, plusieurs populations de clients".

 


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