Souvent avant tout consultant, ingénieur ou RSSI, il est rare que le formateur
en sécurité se consacre exclusivement à une activité de formation. Il partage
donc en général son temps, dans des proportions variant d'un formateur à un autre,
entre la formation et une seconde fonction, le plus souvent un rôle de consultant
en sécurité.
Cette bipolarité présente l'intérêt direct de nourrir les formations. En effet,
il apparait difficile pour un formateur d'enseigner sur des domaines non-expérimentés.
Le métier de consultant, ou plus globalement de professionnel de la sécurité,
permettra en outre au formateur de puiser dans ses expériences pour en tirer des
éléments concrets bénéfiques au contenu de la formation ou pour éclairer certaines
de ses thématiques.
| "Il
est indispensable de garder un pied dans la sécurité"
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"Il est indispensable de garder un pied dans la sécurité, bien que pas nécessairement
en tant que consultant. Pour de la formation professionnelle, si on n'exerce pas
soi-même dans le domaine enseigné, par un biais ou par un autre, le risque est
de verser dans la théorie, ce qu'on imagine être le métier, plutôt que ce qu'il
est réellement", prévient ainsi Paul Grassart, consultant chez Ageris et membre
du Clusif.
Au sein du cabinet de sécurité et organisme de formation HSC, il n'y a pas
de recrutement spécifique de formateurs. Les formations sont en effet assurées
par les consultants qui y consacrent en moyenne 10 à 20% de leur temps (préparation
et mise à jour comprises).
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Hervé Schauer (HSC )
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"Ce qui importe aux participants de nos formations, c'est d'acquérir des savoirs
qu'ils pourront mettre en pratique. Pour être formateur chez HSC, il faut donc
des professionnels très bon techniquement ou ayant une expérience en entreprise
ou du terrain au travers du consulting. Dans leur grande majorité, les consultants
apprécient les opportunités de partager un savoir-faire et des expériences", déclare
Hervé Schauer, fondateur de HSC.
Le formateur est aussi amené à se spécialiser sur certains domaines, aussi
bien techniques que managériaux. "Il n'est pas nécessaire d'avoir des connaissances
et expériences sur la totalité du spectre. Je ne me risquerais pas par exemple
à des formations sur des thématiques techniques. J'embrasse en revanche le
point de vue du management de la sécurité", témoigne ainsi Thierry Durand,
PDG de Phorcys, et ancien RSSI de PSA Peugeot Citroën.