Jeunes diplômés IT : les conseils pour préparer sa rentrée Faire le point sur ses envies

 Prendre le temps de décider de l'environnement de travail idéal

"Le mois de septembre est un des meilleurs mois pour intégrer une entreprise dans la mesure où elle est en pleine construction de l'année n+1. Les jeunes diplômés ont quatre mois pour s'intégrer et donner le meilleur d'eux mêmes. De plus, cela correspond souvent aussi à des problématiques clients spécifiques. Certains d'entre eux ont des besoins sur des projets à clôturer avant la fin de l'année en cours", analyse Laurent Bourgoin, directeur des ressources humaines de la SSII Teamlog.

Alors qu'il est utile de dresser le bilan de ses expériences passées, ces dernières ne doivent pas pour autant servir de mètre étalon pour la poursuite de sa carrière. En effet, comme chaque entreprise, chaque expérience, chaque relation humaine précédemment tissée est unique, il apparaît difficilement concevable d'envisager un copier-coller de celles-ci pour prévoir et anticiper les situations à venir. Même si certaines peuvent attirer plus que d'autres.

Par exemple, si l'on se sent séduit par un environnement de travail caractérisé par une grande variété de missions - sans compter des perspectives salariales généralement plus généreuses qu'en entreprise utilisatrice - la SSII peut constituer une bonne première expérience. A l'inverse, opter pour un poste au sein d'une entreprise utilisatrice aura tendance à baliser davantage la suite de son parcours professionnel et de laisser moins de place à l'inattendu.

 Evaluer l'opportunité de s'expatrier

Et pourquoi pas l'étranger ? Si l'on a apprécié ce stage effectué en Allemagne ou cette précédente mission en Floride, cela vaut peut-être la peine de réfléchir à aller travailler à l'étranger. Dans l'Union européenne, les conditions d'accès au travail bénéficient d'ailleurs de davantage de souplesse et de facilités que dans d'autres pays.

Pour autant, avant de se lancer dans l'aventure de l'expatriation, mieux vaut se poser les bonnes questions et avoir mûri un minimum sa réflexion en étant capable de répondre sans faille à des questions clés : quelles sont les motivations qui me poussent à aller travailler à l'étranger ? Est-ce que je me sens prêt à tout quitter ? Ai-je suffisamment pensé aux moyens de régler les soucis quotidiens (mutuelle, logement...) ?

Enfin, il est important de se poser la question du temps que l'on souhaite y consacrer : mission de 6 mois ou poste de 2 ans, voire sans limite de temps ? Non seulement pour soi-même, mais aussi pour l'employeur qui peut mesurer avec cet indicateur le degré d'investissement et la volonté du candidat à tenter l'expérience.

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