Entente illégale entre Apple, Intel et Google sur le recrutement ?

Les trois groupes se seraient mis d'accord pour ne pas débaucher des cadres dirigeants entre eux. Une plainte collective a été déposée aux Etats-Unis pour dénoncer cette pratique.

C'est la juge Lucy Koh, connue pour avoir instruite l'affaire de brevets opposant Apple à Samsung, qui a repris le dossier en main. Elle va s'occuper d'une affaire qui fait suite à une plainte déposée en 2011 contre plusieurs géants informatiques américains, les accusant de s'être entendus pour ne pas se débaucher de salariés entre eux. Par cette pratique, ils auraient contribué à grever les perspectives de carrière et les progressions salariales de plusieurs de leurs cadres dirigeants.

Sur la base de nouvelles pièces (dont un mail de Steve Jobs envoyé en 2007 demandant à Google de cesser de recruter ses salariés), Lucy Koh va entendre les dirigeants d'Apple, mais aussi de Google et d'Intel. Ainsi, Tim Cook, Eric Schmidt et Paul Otellini vont être reçus par la juge dans les prochaines semaines. C'est ce que viennent d'annoncer les avocats des plaignants(dont l'identité n'est pas communiquée). Lucy Koh justifie sa démarche par le fait que les directeurs généraux devaient être au courant de ces pratiques. Eric Schmidt (Google) devrait ainsi être entendu le 21 février. Pour les deux autres dirigeants, aucune date n'a encore filtrée.

Un premier accord à l'amiable avait déjà été passé dans cette affaire par plusieurs groupes IT avec les autorités judiciaires américaines. C'est le cas d'Adobe et Intuit notamment. L'affaire rebondit aujourd'hui, suite à la volonté des plaignants de se regrouper autour d'une plainte collective (class action).

Intel / Etats-Unis