Présidentielle : l'Open Source s'invite dans la campagne Le bataille des standards ouverts

les acteurs du libre dressent une longue liste des avantages liés aux standards
Les acteurs du Libre dressent une longue liste des avantages liés aux standards ouverts © Guystars  (Fotolia)

Dernier cheval de bataille prioritaire, à la fois cité par l'April et le Conseil National du Logiciel Libre (CNLL) : les standards ouverts.  

Pour Frédéric Couchet, fondateur de l'April, "la mise en place d'un réel droit à l'interopérabilité pour tout citoyen, acteur public, entreprise, est nécessaire, tout comme l'abrogation de toute disposition législative contraire, comme la DADVSI"

Les standards ouverts : pérennité, interopérabilité et économies ?

Le document officiel rassemblant les propositions de l'April liste les avantages associés à des standards ouverts. Leur généralisation permettrait ainsi "d'améliorer l'accès aux informations, la pérennité des données ainsi que les échanges entre administrations et avec les citoyens. De plus, leur usage dans l'administration est source d'économies, d'une interopérabilité accrue et d'une réduction de l'enfermement technologique."

Du côté du CNLL, les arguments ne diffèrent qu'à la marge. Les standards ouverts y apparaissent comme "le seul socle possible pour l'interopérabilité, la condition d'un terrain économique équitable, où les acteurs dominants ne pourront scléroser l'innovation et empêcher l'émergence de nouveaux acteurs."

"La deuxième version du cadre européen d'interopérabilité doit être rejetée"

Un nouveau cadre européen d'interopérabilité pour définir les standards ouverts ?

Reste à définir ces standards ouverts, et à légiférer. Le CNLL considère que les standards ouverts doivent respecter la définition de la première version, datant de 2004, du Cadre Européen d'Interopérabilité ("European Interoperability Framework" ou "EIF").

 

Or, souligne Patric Bertrand "de grands acteurs industriels ont engagé par la suite une campagne de lobbying puissante pour que cette définition stricte des standards ouverts soit évacuée, vidant en grande partie de son sens la distinction entre 'standard ouvert' et 'standard fermé' ou 'propriétaire'".
 

L'April déplore également que la version 2.0, de l'EIF ait ôté toute mention du Logiciel Libre dans sa définition d'un standard ouvert. "Pire", poursuit l'April, cette nouvelle version "confond 'interopérabilité' et 'compatibilité' en ne faisant plus reposer l'interopérabilité sur les standards ouverts. L'interopérabilité ne pouvant en aucun cas s'envisager en l'absence de standards ouverts, cette version du cadre européen d'interopérabilité doit être rejetée." conclut l'April.

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