 |
|
|
| |
|
|
 |
| L'externalisation offshore selon Bush et Kerry |
| Entre autres sujets de discorde, l'externalisation en dehors des frontières américaines restait un vif sujet d'affrontement entre les deux candidats jusque dans les derniers jours de la campagne présidentielle.
(28/10/2004) |
|
Article mis à jour le 4 novembre 2004
Le candidat John Kerry a publiéun long document critiquant la politique actuelle de l'administration Bush quant à l'externalisation offshore, une semaine à peine avant la date fatidique du 2 novembre qui a vu finalement la victoire du candidat républicain.
"L'administration Bush refuse de reconnaître la portée du défi que doivent relever les services à forte densité d'innovation aux Etats-Unis. [...] Les candidats Kerry et Edwards ont un plan pour mettre fin à la politique de l'administration Bush qui promeut actuellement l'outsourcing", peut-on lire dans la déclaration.
Dans ce document, John Kerry propose de mettre fin aux allégements de charges qui encouragent - selon lui - les sociétés à délocaliser certains de leurs emplois à l'étranger. A l'inverse, Kerry avance l'idée de mettre à profit ces allégements pour inciter les sociétés américaines à garder sur le sol national les postes concernés.
Plus précisément, John Kerry propose de faire évoluer les dispositions du programme Trade Adjustment Assistance. Ce dernier prévoit d'accompagner - au plan financier et de la fornation - les salariés victimes de la délocalisation de leur emploi et ce, sur une période pouvant aller jusqu'à deux ans. Selon Kerry, les cols blancs devraient eux aussi pouvoir bénéficier de ces aides.
Kerry prévoit également de renforcer les contrôles sur les visas H1B et L1 et de restreindre leur nombre. Ces visas (H1B) permettent, sous certaines conditions, à des étrangers qualifiés de travailler sur le sol américain pendant des nombreuses années ou, pour des sociétés étrangères (visas L1B) de procéder à des transferts de personnel aux Etats-Unis. D'ailleurs, le sénat américain a abordé - fin septembre - l'accroissement du nombre de visas H1B (lire l'article du 29/09/2004).
| Selon Bush, l'offshore contribue à créer des emplois hautement qualifiés |
Du côté de Bush, la position est on ne peut plus claire depuis le début de son mandat : la réponse aux défis économiques passe par la croissance et l'innovation, et l'externalisation offshore contribue fortement à créer des emplois hautement qualifiés dans le pays. Les deux camps fourbissent chacun de leur côté des études contradictoires pour prouver leurs dires.
A titre d'illustration de cette passe d'armes permanente, on se souvient que les sénateurs démocrates de l'Etat de Californie ont tenté de faire passer - à la fin du mois d'août dernier - un texte de loi destiné à interdire aux administrations locales de recourir à des sociétés faisant appel à des employés offshore (lire l'article du 27/08/2004). Le projet - validé par une majorité de sénateurs - serait passé si le gouverneur de l'Etat - Arnold Schwarzenegger - n'avait apposé son véto, comme sa fonction l'y autorise.
|
|
|
 |
|
 |
|