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| L'Allemagne, premier consommateur européen d'emplois offshore |
| La carte mondiale de l'offshore évolue à grands pas. L'Allemagne, la France et le Royaume-Uni arrivent dans le trio de tête des clients européens, tandis que la concurrence s'organise pour contrer la domination de l'offre indienne.
(13/01/2005) |
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Les pays "offshore" se diversifient, au même rythme que le mouvement vers cette forme d'externalisation s'intensifie. Même si l'Inde conserve son leadership dans ce domaine (51% des entreprises la désignent comme première destination offshore), la Russie, l'Irlande, le Canada, la Chine et le reste de la zone asiatique sont eux aussi cités (entre 6 et 13%).
Selon une autre étude - menée par Frost & Sullivan auprès de 600 sociétés à travers le monde -, le nombre des emplois transférés vers l'offshore par 6 pays à salaires élevés (France, Allemagne, Hong Kong, Japon, Royaume-Uni et Etats-Unis) a été de 7,6 millions en 2004, ce qui représente une valeur de 464 milliards de dollars.
En Europe, c'est l'Allemagne qui mène la dance avec 985 000 emplois IT "exportés", suivie par le Royaume-Uni et la France, ex-aequo avec 470 000 postes chacun, toujours selon Frost & Sullivan.
Mais globalement, la plus grosse part du gateau revient aux Etats-Unis et au Japon qui, à eux deux, totalisent pas moins de 70% de ces 7,6 millions d'emplois.
Là aussi, les destinations sont diverses : Brésil, Mexique, Roumanie, Pologne, Russie, Malaisie, Chine et, bien entendu, Inde. A noter cependant que le Mexique et la Malaisie sont les deux seuls pays à bas coûts ayant enregistré des taux négatifs d'acquisition d'emplois délocalisés.
| La Roumanie et la Pologne répondent mieux aux besoins de l'Europe occidentale |
"Notre étude révèle que l'offshore s'étend bien au-delà de ce qui a pu se passer en Inde ces dernières années. Elle montre que l'Inde n'est pas le seul endroit où les talents IT sont présents et que ce pays n'est pas le moins cher, la Chine apparaissant comme un proche compétiteur. [...] Il existe également de très bonnes raisons pour recourir aux bassins de main d'oeuvre du Mexique et du Brésil, qui sont fréquemment oubliés. La Roumanie et la Pologne sont aussi d'idéales destinations à bas coûts possédant des compétences élevées qui répondent mieux aux besoins de l'Europe occidentale que des pays comme la Malaisie, la Chine ou l'Inde", déclare-t-on chez Frost & Sullivan.
Une troisième étude, réalisée par Merrill Lynch en décembre dernier replace néanmoins le phénomène offshore dans son contexte, du moins aux Etats-Unis. Après avoir interrogé 50 DSI américains, le rapport montre que les budgets alloués aux services offshore ne représentent que 1% des budgets services totaux. La progression attendue ne serait, pour les années à venir, que de 1,4%.
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