JDN Solutions.
Quel est votre coeur de métier
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François-Xavier Le Louarn. L'objectif est de créer une plate-forme informatique pour "mesurer" la gestion des ressources humaines. Elle servira à évaluer la GRH et donnera la possibilité aux DRH de piloter leur gestion selon les objectifs stratégiques de leur organisation. Concrètement, il s'agit de construire un tableau de bord RH avec des indicateurs quantitatifs, par exemple le coût de l'absentéisme, et qualitatifs, comme l'efficacité des formations. Afin de construire ces indicateurs, la plate-forme extraira une partie des données des ERP, SIRH, etc...et recueillera le reste auprès du personnel de l'organisation, par questionnaires ciblés.
Comment vous est venu l'idée de créer votre société?
J'ai toujours eu envie de créer une société. Pour le thème, c'est un concours de circonstance, mon père et un de ses collègues qui sont professeurs à HEC Montréal ont sorti un livre sur l'évaluation de la GRH. En le lisant, j'ai eu l'idée d'informatiser certains des outils qui y sont décrits. J'ai ainsi pensé à développer un logiciel permettant de faire de la mesure en GRH
Quel a été votre parcours avant la création de la société ?
Je suis ingénieur de formation, j'ai eu mon diplôme d'ingénieur logiciel à l'école Polytechnique de Montréal, j'ai également fait un mastère en informatique et recherche opérationnelle.
J'ai d'abord travaillé 5 mois en start up et intégré par la suite Trilogy, une entreprise américaine qui avait une filiale à Paris. J'étais consultant technique et je m'occupais d'adapter les produits de Trilogy aux besoins des grands comptes clients. J'y suis resté plus de 2 ans avant que Trilogy ne décide de sérieusement ralentir ses activités européennes. Petit à petit, l'ensemble de l'équipe européenne a été licenciée pour raison économique.
En quittant cette société, j'ai mis mon énergie dans la création de Vulpus.
Quelles ont été vos démarches pour créer la société?
En fait la société n'est pas encore créée puisque je suis encore en incubateur. Je pense être prêt à la lancer en mars 2005. En ce moment, je rencontre des acteurs du domaine (décideurs RH, consultants, etc.) afin de bien comprendre leurs problématiques et voir comment je peux m'intégrer à leur paysage. Parallèlement, j'essaie de structurer les trois parties produit, équipe et marché. Je suis en train de terminer le développement du produit, l'étude de marché et je continue à bâtir une équipe.
Concernant mes démarches, j'ai intégré un pré-incubateur, Cré'Innov qui dépend de l'Université des Sciences et Technologies de Lille en janvier 2004 et le MITI, l'incubateur d'entreprises innovantes du Nord pas de Calais en avril.
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J'ai dû présenter mon projet devant 17 personnes pour intégrer l'incubateur du Nord Pas de Calais" |
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Quelles aides ces organismes vous ont-ils apportés?
Je n'ai pas de formation en entreprenariat, ces organismes m'ont aidé à structurer mon projet. Le pré-incubateur nous prépare à rentrer en incubation, on passe du stade de l'idée à celui du projet. De nombreux conseils nous sont donnés pour arriver à formuler un projet cohérent. On nous pousse à nous interroger sur plusieurs questions : comment articuler notre idée en projet d'entreprise ? Quel planning de développement ? Quel plan de financement ?… Et quand le projet tient la route, on peut tenter de rentrer en incubateur. C'est ainsi que le passage à Cré'innov m'a permis d'approfondir mon projet et que j'ai pu rentrer en avril 2004 au MITI. En incubateur, on nous donne un coach pour nous aider à développer une stratégie pour l'entreprise, pour ma part c'est Jean-Pierre Van Severen, ancien président du directoire de AINF et on nous assigne également un développeur de projet pour nous aider à mettre en place cette stratégie. Ces organismes m'ont aussi permis de bénéficier de stagiaires universitaires.
Quelle est la sélection pour intégrer un pré-incubateur et un incubateur?
L'objectif des pré-incubateurs et incubateurs est d'aider des enseignants, chercheurs, étudiants (thèsards ou pas) ou cadres externes à valoriser les travaux de recherche par le biais de la création d'entreprises innovantes. Outre une idée de produit, un projet d'entreprise, un lien fort avec un laboratoire est nécessaire pour entrer en incubation. J'avais la chance de disposer à Lille d'un laboratoire de recherche en GRH réputé en France, le GRAPHE de l'IAE de Lille. Au niveau de la sélection en pré-incubateur, j'ai rencontré le directeur et dû présenter mon projet devant un comité d'accueil. Pour rentrer en incubateur, c'est la même chose, il faut présenter le projet devant différents responsables d'incubateurs, des capitaux-risqueurs régionaux, des banquiers, des responsables académiques et des membres du tissu économique local. Pour ma part, j'ai dû présenter mon projet devant 17 personnes pour rentrer au MITI. Grâce à la structuration du projet faite en pré-incubateur et l'habitude que j'ai acquise pour le présenter, le MITI m'a accueilli.
Avec quels financements fonctionnez-vous?
Je bénéficie des Assedic depuis mon licenciement pour une durée de presque 2 ans. Ensuite je suis lauréat du concours du ministère de la recherche et des technologies et de l'Anvar cette année, ce qui m'a apporté une dotation de 40 000 euros. Ce prix est destiné à payer des cabinets de conseil qui réaliseront les études préliminaires à la création d'entreprise : études techniques et juridiques, études de marché.
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Pour créer une entreprise, il faut savoir s'entourer." |
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Pensez-vous qu'il y a plus de difficultés pour les ingénieurs à créer leur société ?
Il est clair que du fait de mon statut d'ingénieur, j'ai quelques lacunes même si j'ai suivi quelques cours en développement de projet. En fait, j'essaie d'apprendre le métier de chef d'entreprise mais il faut savoir s'entourer. Il était impossible de tout faire tout seul. Les structures d'incubation apportent hébergement et accompagnement mais ce n'est pas que ça. C'est surtout un réseau, on nous présente et on rencontre beaucoup de gens nécessaires au projet par leur intermédiaire.
Quels conseils donneriez-vous à ceux qui veulent monter leur société ?
Il faut s'exposer aux critiques et aux encouragements. Les incubateurs peuvent être un bon moyen pour tester le projet. Ils sont là pour aider à structurer le projet même si c'est parfois difficile. Au début mon projet manquait de cohérence, j'ai dû le remettre à plat. Je ne pensais pas que créer une entreprise serait aussi long mais il y a tellement de choses à mettre en place. Il y avait beaucoup de choses que je n'avais pas appréhendées au départ. Mais la démarche m'a aidé à bâtir un projet plus solide. De plus, les statistiques sur les entreprises qui sortent d'incubateurs sont plutôt réconfortantes, plus des trois quarts sont encore existantes à 5 ans.
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Fiche Vulpus
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Critères
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Descriptions
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Activité
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Outil décisionnel dans le domaine des ressources humaines (tableau de bord et indicateurs)
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Création
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En cours - prévu pour début 2005
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Finance
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Subvention ANVAR: 40 000 euros
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Site
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Contact
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