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LA TRIBUNE DE JEAN-MICHEL PLANCHE
L'AUTEUR
JEAN-MICHEL PLANCHEPrésident du conseil d'administration - Fondateur, Witbe SES ARTICLES
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Le fantasme du Cloud computing
Je devrais me réjouir de l'avènement proche du "cloud computing", tant il semble être le fils légitime de l'évolution logique de l'Internet. Mais il n'en est rien...
(24/03/2009)
Je devrais même me réjouir professionnellement car avec de plus en plus d'éléments essentiels au traitement de l'information "envoyés dans les nuages", il va falloir de plus en plus de systèmes de supervision avancées, tels les notres, pour reconstituer des frontières de responsabilité et appréhender la qualité de service, véritablement délivrée, de chaines complexes. Mais il n'en est rien...
Plus exactement j'ai toujours été l'un des ardents défenseurs du modèle "Software As a Service" et "Plateform As A Service" en proposant ce modèle dès 2000 et en bouleversant une industrie "trop conservative" : l'industrie de la supervision. En effet, depuis 2000, notre architecture technique permet de laisser le choix d'usage de notre technologie sous la forme d'un service de supervision "clé en main", payable mensuellement ou sous la forme d'infrastructure logicielle et matériel. Ceci est idéal pour répondre au besoin de certains clients tantôt orienté Capex, tantôt Opex ou même pour démarrer de grands projets de supervision, à partir de simples services au début. Mais quand nous avons conçu cette architecture et cette infrastructure (vendue maintenant dans une trentaine de pays et constituée de plus de 4.500 serveurs de supervision formant, à ma connaissance, le plus grand "grid de monitoring" en opération au monde), nous avons pensé "logiciel ouvert connecté". Qu'est ce à dire ? Tous les mots ont leur importance : Witbe a exactement ce principe. Vous pouvez acheter votre propre système de supervision ou bien utiliser nos systèmes connectés sur Internet et notre plate-forme centrale. Mais si vous connectez votre logiciel central à notre plate-forme, il va prendre "une autre dimension" (et je n'en dis pas plus ici, j'en ai assez de faire de l'innovation et de la veille pour certains concurrents, pas seulement français d'ailleurs). Alors quid du Cloud ? Et bien pour moi la vision est un peu trop "centrée" et me rappelle un peu trop le Minitel de l'époque. Nous sommes trop souvent dans des solutions Minitel 2.0 qui visent à s'approprier nos actifs numériques, plutôt que dans des solutions véritablement respectueuses de mes sacro-saints principes (même si cela fait vieux jeu, j'assume) de NEUTRALITÉ, de SYMÉTRIE et de USER CENTRIC. A trop vouloir encenser ces modèles on en oublie la puissance du concept d'Internet, père fondateur de la micro-informatique, du client / serveur, du grid et de tant d'autres concepts que je n'aimerais pas voir balayés temporairement par une fausse bonne idée de l'évolution. Quand je lis notre ami Nauges, je ne sais pas si c'est lui ou Microsoft qui se trompe et je ne dirais pas du tout "Alléluia". Je comprends que Microsoft doive aller vers l'infrastructure applicative, comme le fait son grand rival, Google. Mais j'ai des doutes sur le bien-fondé de sa stratégie. Dans le cas du "Cloud Computing", je ne veux pas renier toutes les bonnes idées de mutualisation derrière et la capacité, sans précédent, qui nous est livrée. Elle est essentielle dans la Recherche par exemple MAIS ... parce que les solutions sont OUVERTES et CONNECTÉES et n'excluent personne du champ de l'innovation. Or le monde qu'on nous dessine, même avec le browser non connecté de Google : Chrome, est plutôt une infrastructure Canada Dry. Par l'abaissement des barrières à l'entrée, on endort les utilisateurs et on capture l'intelligence et le temps de ceux qui vont s'escrimer à apporter de la valeur sur ces plates-formes en leur apportant de nouveaux services. Mais ce faisant, on ne fait qu'augmenter et élever comme jamais les barrières à la sortie. Sauf à choisir des standards ouverts, si vous passez votre temps à créer des applications sur l'AppStore d'Apple, sur Salesforce, sur Facebook, sur Microsoft "on line" and co... vous resterez captifs d'un monde qui ne vous veut que du bien... et vous resterez captif car ils ont résolu pour certains ou sont en passe de la faire LE POINT CLÉ, LE POINT NÉVRALGIQUE : l'accès au marché et la monétisation ! C'est particulièrement clair avec l'AppStore et c'est dangereux car une fois de plus, cela permet aux plus gros d'être encore plus gros et d'exclure in fine du champ de l'innovation tout un ensemble d'acteurs, doucement, sans s'en rendre compte. Alors, que faut-il faire ?
ESPACE AUTEUR
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Le fantasme du Cloud computing
(Seillon jean-marc)Tout à fait d'accord, le cloud computing n'est qu'une mode passagère et une gigantesque arnaque comme savent si bien le faire les firmes américaines.
Il faut vraiment être un pigeon pour laisser ses données et ses programmes, donc la sécurité de votre entreprise dans des mains étrangères, et sans garantie de la sécurité et de la pérennité du service.
Rien ne vaut le contrôle et la maîtrise interne de sont système d'informations, même si cela à un coût. (26/03/2009)
Le fantasme du Cloud computing
(michel Perrin)Un peu dur avec des services comme Gmail qui fonctionne plutôt bien comparé aux services mail des FAI par exemple. De plus il y a des services qui par nature sont "cloudables" comme les agendas, les mails, etc. D'autres pour lesquels le cloud est une vue de l'esprit à cause de la sécurité ou du volume de données a traiter. Pour finir, dans le cloud c'est vrai qu'on ne connaît pas toujours ses interlocuteurs... (28/03/2009)