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LA TRIBUNE DE BENOIT SIBAUD
L'AUTEUR
BENOIT SIBAUDPrésident, Association APRIL SES ARTICLES
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Logiciels libres et standards ouverts pour une administration électronique efficace et durable
Une administration électronique efficace et durable passe par des logiciels libres et des standards ouverts : pour le secteur public d'une part, qui préserve ainsi son indépendance technologique et mutualise les ressources, tout en garantissant la pérennité des données ; pour les citoyens d'autre part, l'accès de tous aux services publics nécessitant un cadre commun pour l'interopérabilité.
(04/07/2008)
Indépendance technologique
Les standards ouverts et l'interopérabilité permettent de concevoir sa solution pas à pas et de remplacer un élément lorsqu'il ne répond plus aux besoins de manière satisfaisante, mais également de maîtriser les cycles d'évolution et de mise à jour. Quant au choix des prestataires, il est infiniment plus large puisqu'il est alors possible de recourir à toute technologie interopérable. Les formats propriétaires, quant à eux, restreignent fortement les choix technologiques en orientant les utilisateurs vers des solutions fermées et donc peu évolutives ; ils limitent également le choix des prestataires - tant pour le déploiement que pour la maintenance - à l'éditeur officiel de la solution, ou à des prestataires sous-traitants choisis par lui. Le recours aux logiciels libres permettent de mutualiser les ressources - humaines ou financières - de développement entre les acteurs, En mettant efforts et savoir en commun, les différents acteurs s'offrent une efficacité incomparable. Le stockage des données dans un standard ouvert offre la garantie que l'on sera toujours en mesure de les lire, soit en utilisant un logiciel interopérant existant, soit en développant un logiciel répondant à des besoins spécifiques. A contrario, les données sont stockées dans des formats fermés ne sont accessibles qu'à l'aide des logiciels propriétaires spécialement conçus pour les lire ; et si l'éditeur du format et du logiciel disparaît, ou ne maintient plus le logiciel, les données deviennent illisibles. Utiliser des standards ouverts pour les données et documents que l'on diffuse dans le cadre de l'e-administration permet de s'assurer que les citoyens ne devront pas acheter un logiciel propriétaire souvent coûteux pour se renseigner ou accomplir leurs actes administratifs en ligne. C'est en raison de ces enjeux que l'Union européenne et l'État français ont décidé de fournir un cadre commun d'interopérabilité pour les échanges entre les administrations et collectivités et les citoyens. C'est le sens du Référentiel Général d'Interopérabilité (RGI), élaboré dans le cadre du programme gouvernemental ADELE (Administration électronique) mené par la DGME. VOS REACTIONS, VOS COMMENTAIRES
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