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LA TRIBUNE DE ERIC FAURISSON
L'AUTEUR
ERIC FAURISSONDirecteur Europe, BDNA MEME THEME
Les vices cachés de la virtualisation
Une démarche de virtualisation favorise la prolifération des machines et des systèmes virtuels sur les serveurs physiques de l'entreprise. La gestion des licences des applications, les mises à jour des serveurs physiques et virtuels, et la sécurité des systèmes sont dès lors cruciaux.
(26/02/2008)
Le nombre d’entreprises se tournant vers la virtualisation connaît une croissance exponentielle. Les projets se multiplient, visant à réduire le coût et la complexité des ressources informatiques, et à apporter aux entreprises un nouveau champ d’optimisation de leur organisation. Or, pour gérer efficacement ces composantes clés et commus à toute démarche de virtualisation, les entreprises doivent bénéficier en premier lieu d'une visibilité complète sur leurs actifs informatiques, sur leurs serveurs et sur les applications utilisées. Le marché propose aujourd'hui de nombreuses solutions permettant d'apporter cette visibilité. Il faut cependant s'assurer que ces solutions permettront à l'entreprise de respecter sa politique de gestion informatique, notamment vis-à-vis des trois aspects clés énoncés plus haut. Premier de ces aspects, la gestion des licences applicatives. Aujourd'hui, déployer une application virtualisée telle qu'un système de CRM ou de gestion de contenu est très simple, puisqu'elle peut être pré-configurée par l'éditeur et comporter un socle technique complet (SGBD, Serveur Applicatif, Serveur Web, ...). La gouvernance liée à l'infrastructure physique et virtuelle reste donc indispensable malgré la simplicité de mise en place. Le second aspect clé est la gestion des mises à jour des serveurs physiques et virtuels. La virtualisation impose en effet de rester extrêmement vigilent par rapport aux licences liées aux caractéristiques techniques du serveur (nombre de processeurs, noyaux, ...). Lorsque l'on parle de virtualisation, il convient enfin être attentif à la sécurité des systèmes, des données et des applications. Il n'est pas rare que lors d'un déploiement d'application virtualisée « clé en main », de nouveaux types de logiciels d'infrastructure s'en trouvent introduits sur le réseau d'entreprise (Linux, SGBD Libre...). Outre le fait que le bon support et la maintenance de ces logiciels posent de nouveaux challenges, de nouveaux types de vulnérabilités peuvent être introduites. Enfin, la vigilance s'impose quant à la bonne gestion des redondances de ressources, afin de minimiser les interruptions de services. En effet, un manque de visibilité sur la combinaison Systèmes Virtuels/Systèmes Physiques peut conduire à une mauvaise gestion des points individuels de défaillance (Single Points of Failure). La virtualisation provoque un intérêt et un enthousiasme légitimes, car elle est potentiellement source de bénéfices et d'avantages très importants pour l'entreprise. Mais il est important, pour ne pas dire vital, d'insister sur le fait que les opportunités liées à la virtualisation s'accompagnent également de risques inhérent à la facilité apparente que revêt cette dernière. VOS REACTIONS, VOS COMMENTAIRES
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