La fièvre du CRM en mode ASP/SaaS

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Les applications de gestion de la relation clients disponibles en mode hébergé avec paiement de licence (ASP) ou accessibles en tant que service Web à la demande sur abonnement (SaaS) dépassent aujourd'hui le simple succès d'estime auprès des entreprises. Deux raisons expliquent ce succès.

Tout d'abord une couverture fonctionnelle arrivée à maturité et qui répond à l'ensemble des problématiques CRM, de la gestion des forces de vente (SFA) à l'élaboration des campagnes marketing en passant par le service et le support aux clients. "Nous nous sommes tournés vers une solution SaaS [SugarCRM, NDLR], car nous avions besoin de structurer notre gestion des opportunités, du stade de la prospection client à la phase de la négociation et de la gestion des affaires gagnées ou perdues, tout en souhaitant accéder à l'application n'importe où dans le monde par un simple navigateur Web", résume Bruno Berthet, Managing Director Europe de l'agence de communication EIE Global.

Ensuite - bien que cela ne soit pas propre au CRM mais plutôt au modèle ASP/SaaS en lui-même -, ce succès s'explique par la prévisibilité des coûts et la possibilité d'adapter la plupart du temps le nombre de licences ou le coût de l'abonnement en fonction de l'activité et du nombre d'utilisateurs amenés à prendre en main l'outil ou l'un de ses modules.

Le marché du CRM en mode SaaS devra compter avec la montée en puissance des éditeurs Open Source

Au-delà des atouts d'ordre fonctionnel, financier et technique, c'est également du côté de l'interface et de la facilité d'intégration au SI que le CRM en mode ASP/SaaS se démarque. "La simplicité d'utilisation, alliée à l'évolutivité applicative des solutions, à leur flexibilité contribuent à accroître leur adoption par les utilisateurs", indique Pierre Soria, directeur général France de Salesforce.com, précurseur sur le marché du CRM en mode SaaS.

Aiguisant les appétits d'un nombre croissant d'éditeurs, le CRM ASP/SaaS est au cœur d'enjeux financiers colossaux bien que, pour l'instant, les solutions sur site ou internalisées captent toujours la plus grande part du marché. Estimé par le Gartner à 6,5 milliards de dollars en 2006, le marché global du CRM s'apprête à vivre l'une de ses plus grandes mutations, dans la mesure où, toujours selon le cabinet, d'ici fin 2009, plus de la moitié des projets CRM basculeront sur du SaaS.

Concernant la France, le thermomètre des applications en mode SaaS vient juste de grimper, à en croire les derniers chiffres d'IDC, qui estime que ce marché a atteint les 159 millions d'euros sur 2007. Des revenus balbutiants, certes, mais pour lesquels le CRM contribue pour une large partie, aux côtés des applications de type collaborative, du stockage et de la sécurité ou encore de la gestion des ressources d'entreprise (ERM).

Convoité par les acteurs globaux et historiques du CRM comme Oracle avec sa suite Siebel CRM On demand ou encore des pure-players et des nouveaux entrants (Salesforce.com, RightNow Technologies, NetSuite…), ce marché devra en tout cas également compter avec la montée en puissance des éditeurs Open Source. Des acteurs qui tenteront plus que jamais de tirer leur épingle du jeu, au premier rang desquels SugarCRM, mais également OpenBravo ou encore ERP5 qui proposent des modules désormais avancés dans le domaine.

"Plusieurs raisons amènent les entreprises à opter pour une solution CRM Open Source en mode SaaS. D'abord parce que l'Open Source et les standards ouverts sont appelés à devenir le support grâce auquel les plates-formes SaaS de nouvelle génération pourront interagir entre elles, mais aussi parce que ce modèle permet de réduire le coût total d'exploitation", analyse Clint Oram, co-fondateur de SugarCRM.

 


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