Une migration motivée par une intégration forte avec les applications métier
Sur un effectif de 15 000 salariés, Rhodia compte 14 000 postes de travail. 11 000 d'entre-eux sont des terminaux bureautiques traditionnels, 3 000 sont des postes dotés d'applications scientifiques et techniques pour les ingénieurs. "Nous avions besoin de faire évoluer ces plates-formes métier vers des systèmes d'exploitation en 64bits, notamment pour bénéficier des dernières innovations en termes d'applications", commente Patrick Auvray, DSI du groupe de chimie. Un projet de déploiement d'une version de Windows 7 en 64bits est donc lancé en octobre 2009. Equipé initialement d'Office 2002, Rhodia décide dans la foulée de migrer ces 3000 postes vers Office 2010.
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| | Patrick Auvray est DSI Rhodia. © Antoine Crochet-Damais / JDN Solutions | |
L'intérêt d'Office 2010 pour Rhodia ? "Nos ingénieurs utilisent Excel de manière approfondie pour des besoins de calcul et de simulation. Le passage vers cette nouvelle version d'Office présente donc un intérêt pour eux", explique Patrick Auvray. Seconde raison invoquée : la présence de nombreuses applications scientifiques maison développées sur la base de la suite bureautique, mais aussi de solutions logicielles d'éditeurs tiers qui s'adossent aux briques Office (Word, Excel ou Visio) pour publier leurs résultats. Pour le DSI de Rhodia, "il était par conséquent hors de question de migrer vers un autre produit".
Une gestion du changement presque transparente ?
Le passage de Windows XP et Office 2002 à Windows 7 et Office 2010 n'est pas considéré comme un problème du côté des utilisateurs, une grande partie d'entre eux étant déjà équipés de Vista et d'Office 2007 sur leur PC personnel.
| Les liens avec les réseaux sociaux publics : une opportunité qui n'est pas exsangue de risques. |
Du côté des fonctions de travail collaboratives, présentées par Microsoft comme l'un des principaux apports d'Office 2010, Rhodia avance avec précautions.
"Nous utilisions déjà certaines fonctions collaboratives évoluées d'Office 2002, comme Live meeting pour organiser des réunions en ligne", indique Patrick Auvray. "Concernant les réseaux sociaux [intégrés à Office 2010 NDLR], leur utilisation est plus difficile du fait notamment de la différence qui reste importante entre la culture personnelle des salariés et la culture d'entreprise."
Mais le DSI ne s'en cache pas : "s'ouvrir sur des réseaux sociaux publics présente des problèmes de confidentialité." Autre point bloquant pointé du doigt : le risque de voir partir des collaborateurs à la concurrence en leur donnant la possibilité d'exploiter ce canal. Malgré ces difficultés, la DSI de Rhodia ne souhaite pas se fermer la porte du Web social. "Nous étudions l'opportunité d'avoir recours aux fonctions de réseaux sociaux d'entreprise sur des points précis, et dans un cadre clos", confie-t-il.