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directeur
général pour la France, la Belgique et la Suisse SchlumbergerSema |
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Thierry
Pilenko
Nous
constatons une cassure des tarifs due à une surcapacité
en matière d'informaticiens
Jusqu'alors spécialisé dans la prospection
pétrolière et les systèmes industriels, Schlumberger
fait l'acquisition début 2001 de la société
de services franco-britannique Sema. Cette opération
conduit le groupe à se lancer dans une réorganisation
importante, notamment de ses activités informatiques.
Un chantier sur lequel revient ici Thierry Pilenko, directeur
général de SchlumbergerSema pour la France, la Belgique
et la Suisse.
29
avril 2003 |
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Les
résultats
(monde) 2002 de SchlumbergerSema
(en millions de dollars)
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Chiffre
d'affaires:
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2.991 |
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Résultat
d'exploitation:
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34 |
JDNet
Solutions. Quels sont les grands axes de votre stratégie
?
Thierry Pilenko.
Suite au rachat de Sema, Schlumberger a initié
une vaste réflexion visant à clarifier son
offre informatique. Elle a abouti mi-2002 à une
nouvelle décomposition visant à séparer
distinctement les activités produits (cartes à
puce, terminaux, logiciels, etc.) des services informatiques.
Cette démarche a contribué à conférer
aux services informatiques un profil neutre vis à
vis des produits de Schlumberger.
Quels
sont les secteurs sur lesquels se concentre avant tout
SchlumbergerSema ?
Dans chaque zone géographique où
elle est présente (Amérique, Asie et Europe
principalement), SchlumbergerSema développe systématiquement
trois facettes : le conseil, l'intégration
de systèmes ainsi que les prestations d'infrastructure
et d'infogérance (réseau et système).
En fonction des demandes locales, ces trois axes sont
présents de façons différentes selon
les pays. Alors que l'Angleterre fait la part belle à
la sous-traitance (tierce maintenance applicative, etc.),
les implantations françaises et espagnoles sont
plutôt centrées sur les grands projets d'intégration.
Il en va de même en termes de cibles. En France
par exemple, nous opérons dans l'ensemble des grands
secteurs d'activité, à la différence
des entités asiatiques dont les interventions se
limitent pour la plupart aux mondes de la finance, des
télécommunications et de l'énergie.
Les
télécoms et l'énergie demeurent vos
domaines clefs ?
La présence de Schlumberger dans
le monde de l'énergie, le gaz et le pétrole
notamment, nous a amené à fixer pour ces
sphères des objectifs de croissance supérieurs
à ceux du marché. C'est également
le cas dans celui des télécommunications, segment sur
lequel nous possédons des savoir-faire globaux.
Cette nouvelle stratégie
ne vous empêche pas d'être touché par la
crise des services IT ?
Nous sommes affectés par le repli des investissements
informatiques au même titre que la concurrence.
Ce mouvement s'explique par la volonté des DSI
de découper les projets, en vue d'éviter
les effets tunnel et aboutir à un ROI plus rapide.
Mais également une cassure des tarifs due notamment
à la surcapacité qui existe en termes d'ingénieurs
informaticiens suite aux grands projets des années
1990 et 2000 (déploiements d'ERP, passage à
l'euro, an 2000).
En
France, quels sont les secteurs à fort potentiel ?
La finance et les télécommunications
demeurant en crise, nous entendons miser plus que jamais
sur l'administration publique et le secteur de l'énergie.
Dans le premier cas, nous mettons en avant les compétences
tirées des nombreux chantiers de transformation,
combinant missions de conseil et d'intégration,
auxquels nous avons participé au sein d'entreprises
privées. Sur ce terrain, nous avons déjà
participé aux travaux lancés par la DGI (Direction
générale des impôts) autour de la
dématérialisation de la déclaration
d'impôts.
Dans le domaine énergétique, les sociétés
françaises (France Télécom, EDF et
GDF notamment) doivent désormais faire face aux
enjeux liés à la dérégulation
des marchés du gaz et de l'électricité.
Les besoins sous-jacents sont nombreux. Ils touchent notamment
à l'optimisation de la connaissance des clients.
Une demande qui passe par la mise en oeuvre de système
de gestion commerciale, de CRM et de facturation.
Qu'en
est-il du domaine pétrolier ?
La France n'étant pas un pays producteur
de pétrole, les clients centrés sur cette
activité sont assez peu nombreux dans l'Hexagone.
Cela ne nous empêche pas d'exploiter largement certains
apports issus de cette activité, des compétences
en matière de sécurité principalement
(PKI, cartes à puce, etc.). A l'inverse, nous disposons
ici d'un centre (basé à Grenoble) dont l'objectif
est de tirer parti des systèmes temps réel
développés pour EDF en vue de fournir des
services d'intégration de solutions (de commande
et de contrôle) ciblant l'exploitation de champs
pétroliers.
Au
delà de ces positionnements, comment évolue
aujourd'hui la demande en termes de prestations ?
Aux côtés de projets à
la fois moins nombreux et plus restreints, la tierce-maintenance
applicative demeure un créneau porteur. Les clients
comptent notamment sur ce type de services pour assurer
à moindre coût la pérennité de leur système
d'information, en se dotant notamment de processus de
gestion plus rigoureux. Cette problématique les
conduit à rechercher un partenaire à long
terme affichant des prix compétitifs.
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Propos recueillis
par Antoine Crochet-Damais |
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PARCOURS
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Thierry Pilenko a réalisé l'ensemble de sa carrière
chez Schlumberger. Avant d'occuper le poste de directeur
général de SchlumbergerSema pour la France, la Belgique
et la Suisse à partir d'avril 2001, il travaille notamment
pour l'activité du Groupe autour des solutions informatiques
à destination du secteur pétrolier. Il prend également
la tête pendant trois ans de GeoQuest, la division software
de Schlumberger pour les services pétroliers.
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