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Jacques Heller
Directeur des ventes Europe du Sud
Et Sylvain Siou.

VMware
Jacques Heller & Sylvain Siou
"Le marché de la virtualisation va exploser et attirer d'autres acteurs"
Ouverture du code source de certains produits, optimisation matérielle de la virtualisation, standardisation, développements en cours, le point sur le marché et ses perspectives de croissance.
25/11/2005
 
JDN Solutions. Vous venez cet été d'ouvrir le code source de votre produit ESX Server. Pour quelles raisons ?
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Dossier Exploitation informatique

Jacques Heller. Notre intention est claire : nous souhaitons être davantage perçus comme un standard du marché que comme un simple éditeur de solutions. Or, il est impossible de tout développer par nous mêmes.

En ouvrant une partie du code source de nos applications, nous donnons la possibilité à des éditeurs de produits verticaux de réaliser des composants plus pointus comme par exemple l'allocation dynamique de ressources. De notre coté, cette ouverture se traduit par une richesse d'offres pour le client.

Après, c'est aux éditeurs de choisir s'ils redonnent leurs développements en mode Open Source ou non. IBM s'est déjà joint à la communauté et Symantec est désormais capable de générer pour ses propres besoins des fichiers VMDK.

Travaillez-vous à l'interopérabilité d'ESX avec les produits concurrents ?
Sylvain Siou. Oui, à terme ESX sera capable de s'ouvrir aux serveurs para-virtualisés comme Xen par exemple. Nous voulons faire fonctionner tout type de conteneur dans notre hyperviseur alors qu'actuellement un conteneur Xen fonctionne sur un socle Xen, de même pour ESX Server.

Sur quels éléments travaillez-vous pour l'année 2006 coté serveur ?
Nous proposerons un mécanisme de répartition de charge automatique"
SS. Nous allons étendre la continuité de service sur ESX en proposant un mécanisme capable de répartir la charge de façon automatisée entre serveurs. Actuellement, déplacer deux machines virtuelles d'un serveur physique à un autre est une tâche qui demande du temps à l'administrateur. Avec ce système, l'entreprise pourra définir une ferme de serveurs et autoriser pour celle-ci une répartition automatique de la charge.

Autre fonctionnalité en cours de développement, le redémarrage automatique des serveurs physiques et ce, quel que soit le problème matériel rencontré. Enfin, nous travaillons avec les constructeurs de matériel à l'optimisation hardware de la virtualisation, ce qui correspond aux projets VT chez Intel et Pacifica chez AMD.

Et concernant la virtualisation de stockage ?
SS. Au niveau du stockage, nous ne fonctionnons que sur des solutions SAN ou des disques locaux. Bientôt, VMWare sera également disponible sur les NAS. Le ticket d'entrée sera moins cher mais il est clair que les meilleures performances se trouveront sur les environnements SAN. Nous voulons également unifier la virtualisation, qu'elle soit rattachée au stockage ou aux serveurs.

Le but est d'avoir une infrastructure virtuelle, quelles que soient les ressources qui sont en dessous. Cela simplifie la vision de l'administrateur qui pourra gérer de manière uniforme le réseau, les serveurs et le stockage.

En quoi consiste l'initiative VMware Player ?
JH. VMware Player est un lecteur d'instance de machine virtuelle que nous proposons gratuitement. Ce produit autorise le lancement d'une machine virtuelle sur un poste de travail, par exemple pour des PC de démonstration ou des présentations d'étudiants. Il suffit pour cela d'avoir une machine pré-configurée et une instance virtuelle déjà créée. En revanche, la création de cette instance nécessite l'utilisation d'un logiciel payant. C'est un modèle qui se calque sur celui d'Adobe.

Quelle est votre point de vue concernant l'adaptation des licences des éditeurs à la virtualisation ?
Une machine virtuelle devrait être traitée comme n'importe quel serveur physique"
JH. Notre philosophie, c'est que la machine virtuelle devrait être traitée comme n'importe quel serveur physique. Nous n'avons jamais dit à un client qu'il allait économiser quatre licences de système d'exploitation en se tournant vers la virtualisation.

L'économie vient du reste : les économies d'énergie, la meilleure exploitation des ressources serveurs, etc.

Quel bilan tirez-vous de l'année 2005 ?
JH. Globalement, c'est une excellente année. Nous avions annoncé un chiffre d'affaires de 400 millions de dollars pour la fin de l'année, nous devrions tenir cet objectif. Pour mémoire, nous avons réalisé 200 millions de dollars de chiffre d'affaires l'année dernière.

Mais il ne faut pas s'arrêter là, le marché va exploser et attirer d'autres acteurs. Quand nous écoutons les analystes, ils estiment de 20 à 50% le nombre de serveurs qui pourraient passer à la virtualisation. Aujourd'hui, nous sommes entre 1 et 2%, donc même en suivant la fourchette basse, cela reste intéressant pour nous.

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Dossier Exploitation informatique
En France, nous constatons une augmentation significative des solutions de virtualisation en environnement de production. Nos clients bénéficiant d'une expérience de 12 à 18 mois ont basculé la virtualisation sur des environnements critiques.

 
Propos recueillis par Yves DROTHIER, JDN Solutions

PARCOURS
 
 
Jacques Heller est directeur des ventes Europe du Sud de VMware, tandis que Sylvain Siou est consultant technique senior.

   
 
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