Les FAI face aux
virus de l'été : situation sous contrôle
Par JDNet
Solutions (Benchmark Group)
URL : http://www.journaldunet.com/solutions/0308/030829_fai.shtml
Lancer l'impression
Vendredi 29 août 2003
Face à la vague de virus qui a traversé
le Web durant le mois d'août (voir l'article),
les fournisseurs d'accès à Internet (FAI) étaient en
première ligne. Comment ont-ils vécu ces attaques ? Quelles
mesures ont-ils prises, notamment pour informer leurs clients ? Bilan
de cet été noir.
Tout commence avec le ver Blaster aux alentours du 11 août. "Nous avons
relevé les premières alertes à partir de 19h00", se souvient Eric Edelstein,
expert au sein du pôle sécurité chez Wanadoo. Et Patrick Puges, directeur
technique de la filiale de France Télécom, d'ajouter :
"une campagne de communication a immédiatement été
lancée en vue d'informer nos abonnés sur les mesures à
mettre en oeuvre en vue de protéger leur machine." La même
décision est prise chez Tiscali (voir l'encadré).
L'information client
avant tout
Chez
Free, on constate une augmentation de la bande passante de l'ordre de
10 à 20% dans les heures qui suivent la diffusion du ver. Un
pic qui, selon le responsable technique du FAI, n'a engendré aucune
conséquence notable sur la disponibilité des accès.
Etait-il possible de bloquer les flux porteurs du virus ? "Cette solution
n'était pas envisageable, affirme-t-on chez Wanadoo. Blaster se propage
en effet en exploitant une faille de Windows liée au port de communication
135 (RPC). Le filtrage de ces transactions aurait entraîné l'arrêt des
services client utilisant ce port, le partage de fichiers par exemple."
Reste
que les FAI se devaient de protéger leurs propres systèmes...
Ce qui était le cas pour les acteurs que nous avons interrogés.
Rappelons que le patch permettant de se prémunir contre Blaster
est disponible depuis le 16 juillet 2003. Principal enseignement tiré
de cet épisode : un processus de veille peut éviter
bien des incidents.
Sobig: aussi virulent
que I love you
A partir du 19 août, c'est
autour d'une nouvelle version de Sobig (Sobig.f) de rentrer en action.
"Il ne s'agit pas d'un ver dangereux, mais la vitesse à laquelle il se
diffuse est très impressionnante", nous confiait la semaine dernière
Jérôme Lahalle, membre de la cellule de veille technologique du cabinet
Lexsi. Très vite, l'arrivée de ce nouveau virus se fait
sentir chez les fournisseurs d'accès.
"Nous avons assisté à des montées en charge
assez fortes des serveurs de messagerie (d'environ 30%), reconnaît
Antoine Levavasseur, responsable technique chez Free. L'activation de
règles de filtrage nous a permis d'empêcher la saturation
des plates-formes." Le niveau de criticité de ce code ?
"Il est comparable à celui du virus I Love You. Malgré
tout, cette situation n'avait rien d'exceptionnelle pour nous."
Même réaction chez Wanadoo :
"Sobig.f est un virus classique de type spamer dont le mode
de diffusion s'effectue par le biais de mailing de masse, rappelle Eric
Edelstein. Pour lui barrer la route, nous disposons par conséquent
de procédures préétablies - en vue notamment d'assurer
la mise à niveau des solutions de sécurité de nos
serveurs de messagerie (antivirus, etc.)."
Blaster:
les hébergeurs également concernés
Suite à l'entrée en action
de Blaster, Tiscali décide d'alerter par e-mail l'ensemble de ses
clients hébergement. "Notre support technique est intervenu pour faciliter
la mise à jour des serveurs Web, explique Patrice Rouzaud, responsable
technique ingénierie et support B2B chez Tiscali. Nous avons également
mis en place des règles de filtrage des ports TCP/UDP utilisés par
le virus, les sites Web n'exploitant que très rarement ce type de
connexions." |
[Antoine Crochet-Damais, JDNet]
Pour tout problème de consultation, écrivez au Webmaster
Copyrights
et reproductions . Données
personnelles
Copyright 2006 Benchmark Group - 69-71 avenue Pierre Grenier
92517 Boulogne Billancourt Cedex, FRANCE
|
|