| Les dessous de
la première étape du e-greffe Par JDNet Solutions (Benchmark Group) URL : http://www.journaldunet.com/solutions/0310/031017_egreffe.shtml Lancer l'impression Vendredi 17 octobre 2003
Un projet qui a par ailleurs fait appel à CertEurope pour la sécurisation des accès, par clés de 1024 bits, sur supports cryptographiques. "Les référés concernent les procédures d'urgence mais aussi les exécutions d'obligations contractuelles, les désignations d'expert, les troubles de jouissance, etc. Les avocats vont désormais pouvoir accéder au calendrier de la juridiction et envoyer un projet d'assignation, assignation qui sera notifiée par un huissier à la personne concernée", précise Maître Muller-Jacquot, membre du Conseil de l'Ordre. C'est pour l'instant le niveau zéro d'un projet plus vaste de fluidification et de dématérialisation des procédures de la Chancellerie. D'autres possibilités sont à l'étude, comme par exemple la consultation de l'état et de la liste des affaires du tribunal auquel l'avocat est inscrit, avec notamment la disponibilité de lecture d'un résumé de la décision. Communication, pas dématérialisation Mais ce qui a été mis en place pour le moment ne concerne que des fonctions de communication, pas de dématérialisation : "la possibilité de dématérialiser existe, et la Chancellerie s'y est déclarée favorable, mais la mise en place doit se faire progressivement. Le circuit papier reste le seul qui fasse foi, ce n'est pas la peine d'avoir un double circuit tant qu'une réflexion approfondie n'a pas été menée sur les incidences de la dématérialisation sur le respect des règles de procédure", ajoute Maître Muller-Jacquot. Dans une procédure normale du TGI, le greffe adresse en effet des conclusions écrites au tribunal, dont une copie est adressée à toutes les parties concernées : "à l'heure actuelle, nous adressons ces conclusions à un huissier, qui les signifie au tribunal et aux avocats des parties en cause, en même temps. A règles de procédures égales, il faut donc étudier comment la dématérialisation peut s'inscrire, sachant que la technique doit être au service du fond et non l'inverse", précise Maître Muller-Jacquot. Certeurope pour la sécurisation des échanges La société CertEurope a été sollicitée pour sécuriser les accès des avocats. Des technologies SSL V3 et d'authentication forte par carte à puce / clé USB ont été utilisées. "Nous envoyons, en tant qu'autorité de certification, le code d'activitation aux avocats, après que l'Ordre leur a délivré la clé USB. Pour se connecter sur le site de l'Ordre, l'avocat rentre son code PIN et présente le certificat. La session est alors ouverte entre le greffe et le poste du client, les échanges se font sous HTTPS, la navigation est sécurisée", note François Renou, directeur technique de CertEurope. En cas de perte, le certificat est révoqué, l'accès bloqué et l'avocat doit se représenter au barreau pour demander une nouvelle clé.
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