| SSII : coller au plus
près à la demande Par JDNet Solutions (Benchmark Group) URL : http://www.journaldunet.com/solutions/0312/031222_ssii.shtml Lancer l'impression Lundi 22 décembre 2003
Toutes se sont recentrées sur la demande et s'en sortent finalement assez bien. Petit récapitulatif de la situation du marché au travers le regard des différents directeurs, et perspectives sur 2004.
Dans de telles sociétés qui fournissent des prestations intellectuelles, près de 70% des coûts sont des salaires, et si certaines se félicitent de ne pas avoir licencié (Unilog), l'opération de réduction d'effectif a été un passage obligé pour la large majorité. " Dès le deuxième semestre 2002 nous avons mis en uvre des mesures, allant de la réduction des dépenses au resserrement de notre positionnement. Le tout visant à garantir un niveau d'activité correct ", explique Khattar Chkaiban, le PDG de Valoris Chez GFI Informatique, le plan de réaction consistait à préserver la marge, à améliorer la trésorerie et à continuer à s'endetter, notamment en investissant dans la fonction commerciale. Résultat : 600 personnes licenciées en 14 mois. Chez Devoteam en revanche, si Stanislas de Bentzmann estime avoir traversé la crise "dans une grande sérénité", s'appuyant sur une bonne situation financière, et séparant les deux activités de conseil et d'intégration. Il oublie cependant qu'il a dû fermer deux sites et engager un plan de restructuration sur douze mois. La stratégie d'évitement du Groupe Open n'a pas été plus fructueuse : "Nous avons volontairement évité les grands projets de cette période : à savoir le passage à l'euro et à l'an 2000. Cette démarche nous a permis d'éviter le retour de bâton " déclare le directeur général Guy Mamou-Mani malgré cela une centaine de personnes ont été licenciées. Faire plus avec moins
Ainsi après des faillites
et des licenciements en cascade, les SSII ont du s'adapter à un nouveau
marché, plus frileux, moins dépensier, mais toujours demandeur
de solutions d'optimisation de coûts. "Faire plus avec moins de moyens"
est alors devenue la devise des directeurs de systèmes d'information. Finis
les projets de grande envergure sur plusieurs années, le temps est à
la prudence, aux économies et donc aux projets par mission, aux contrats
par lots et sur quelques mois seulement. Cette démarche des clients qui, selon Jean-Pierre Parra, le directeur général d'Unilog "troquent une baisse de prix contre un périmètre plus large offert à moins de sociétés" a des conséquences directes sur l'offre des SSII. S'adapter pour survivre
: ces métiers qui vivent de la crise... Quelle meilleure solution en effet pour faire des économies et se concentrer sur son cur de métier que de confier à un tiers les activités secondaires telles que la gestion de la paie ou celle du système d'information ? Ce réflexe vital des entreprises permet ainsi à leurs prestataires de se recentrer sur ce créneau et l'utiliser pour faire elles-mêmes des économies. Les SSII sont en effet les premières à sous-traiter en province ou à des sociétés en Inde, en Roumanie ou au Maghreb, les services qui leur ont été confiées. "L'externalisation est un véritable moteur de croissance pour les années à venir", déclare Philippe Loeb, le PDG d'Euriware qui se fait l'écho de ses homologues. ..et ceux qui redémarrent Côté secteurs, si la finance et les télécoms restent encore sur leur garde et se contentent de projets d'ajustement pour passer aux normes et réglementations nationales et européennes, l'administration publique reste grande consommatrice de nouvelles technologies. Enfin, pour ce qui est de 2004, l'enthousiasme n'est pas flagrant, mais le pire est passé. Pour Guy Bonassi, le président de Syntegra France, une légère reprise est inévitable, car "après plusieurs années de rigueur, les entreprises sont obligées d'investir pour ne pas risquer l'asphyxie". Et Philip Loeb, PDG d'Euriware de confirmer : "les investissements réalisés à partir des années 98 par les entreprises vont déboucher sur des besoins de renouvellement, il faut simplement pouvoir attendre, tenir et laisser passer 2003 et une partie de 2004 vraisemblablement".
Sans compter les prochains
effets démographiques. " Notre secteur se retrouvera alors dans une
situation de pénurie de ressources, mais je ne pense pas qu'il faille pour
autant envisager la délocalisation à tout va ". Pour tout problème de consultation, écrivez au Webmaster Copyrights et reproductions . Données personnelles Copyright 2006 Benchmark Group - 69-71 avenue Pierre Grenier 92517 Boulogne Billancourt Cedex, FRANCE |
|