Le Musée du Louvre,
ce sont 1 000 agents qui surveillent et gèrent les 600 salles, quasiment
24 heures sur 24 et sept jours sur sept
soit environ 200 agents répartis
tous les jours dans les trois régions du Musée : Denon, Sully
et l'aile Richelieu. Comment savoir quels agents sont arrivés ce
matin et à quelle heure, et par ailleurs, comment connaître
leur répartition quotidienne dans les différentes salles ouvertes ?
Cette double problématique a été résolue par
l'intégration de progiciels de gestion du personnel et en reliant
les différents systèmes et circuits d'information existants.
Relier
deux outils complémentaires
Jusqu'en 2001, la gestion des agents au Musée du Louvre était
partagée entre le service du personnel qui utilise la solution
SDL 7 de GFI Progiciels pour l'administration de la paie, et les responsables
de régions qui, par le système Osiris développé
en interne, organisent la répartition quotidienne des agents dans
les cinquante groupements de salles.
Mais
à l'arrivée des 35 heures, la gestion s'est complexifiée
du côté de la paie, autant que pour l'organisation de la
surveillance des salles. Si SDL 7 reversait les données du
personnel dans Osiris, c'était sans retour de données sur
les heures de présence des effectifs. La Direction a donc choisi
d'unifier les systèmes en mettant en place vingt badgeuses, reliées
à tous les services concernés, par un module d'acquisition
fournit par GFI Progiciels.
"Ce projet était
nécessaire car il n'y avait aucune communication avec les applications
utilisées dans les autres services", commente François
Lapeyre, le chef de projet. "Les agents, en arrivant, passent tous
par le même lieu, dans lequel ils complétaient auparavant
leur fiche de pointage avant de prendre leur poste dans une salle. Aujourd'hui,
Osiris a été étendu à tous les services.
Dans le sas
d'entrée, tous les jours, le personnel de surveillance n'a plus
qu'à passer son badge devant la machine, qui, connectée
en réseau, envoie l'information (nom, heure d'arrivée ou
de sortie) à tous les postes des services concernés, notamment
le service paie et les responsables de régions. Ces derniers connaissent
ainsi en temps réel l'heure d'arrivée de chacun des agents
et ont une vision d'ensemble de leur site". Ils peuvent donc gérer
de manière plus efficace les besoins d'agents par salles, en fonction
du roulement d'ouverture de salles, "c'est le concept des ouvertures
garanties" précise François Lapeyre.
Une
modernisation progressive du SI
Petit à petit, le Musée du Louvre modernise son système
d'information. Un premier progiciel a ainsi été développé
en 1995 pour automatiser les tâches de gestion de la paye du service
du personnel. "Les données du personnel qui étaient
jusque là regroupées à la paierie de la Trésorerie
générale ont été reprises et intégrées
au progiciel SDL 6, et dans la base de données Oracle", explique
le chef de projet, qui précise également que toutes les
applications du Louvre fonctionnent sous Unix.
Ce n'est qu'en 1999, que la version SDL 7 a fait passer l'ensemble d'un
système monoposte à un système de client-serveur
; et en 2002 le service informatique du Louvre (15 personnes) a développé
et ajusté Osiris aux réglementations complémentaires
sur la réduction du temps de travail. Le progiciel SDL 7 reverse
à présent toutes les données du personnel dans Osiris,
qui effectue le traitement de nuit pour ne pas surcharger le serveur.
Quant à l'étape
suivante, "nous avons encore des fonctionnalités à
mettre en uvre et des ajustements à faire sur les badgeuses.
Si les 35 heures ont causé pas mal de soucis au Musée, avec
les grèves de 2001, le système fonctionne finalement bien,
juge François Lapeyre. Et je dirais que la prochaine étape
sera de passer d'un système qui s'appuie sur du client serveur
à une architecture trois niveaux, avec du client-léger".
Un projet qui
n'est pas encore au programme pour la Direction du Musée du Louvre.
Il faut bien laisser le temps aux agents d'assimiler le pointage automatique
avant de passer à des bornes de pointage individuel...
[Philippine Arnal, JDNet]