| RSSI et DSI encourent-ils
des risques pénaux ? Par Isabelle Renard (Avocat associée, August & Debouzy) Par JDNet Solutions (Benchmark Group) URL : http://www.journaldunet.com/solutions/0403/040303_juridique.shtml Lancer l'impression
"Piété,
propreté et ponctualité
Comme le temps passe ! A part la ponctualité, tout cela est devenu politiquement bien incorrect. De nos jours, les DSI qui sont à la tête du système d'information d'une bonne affaire se demandent s'ils peuvent ou non ouvrir les messages des salariés, et ils s'interrogent sur leur responsabilité pénale du fait d'un problème de sécurité du système d'information de leur entreprise. La notion "d'homme raisonnable", à l'aune de laquelle les magistrats mesurent le comportement du particulier comme du professionnel, évolue avec son temps. Le problème, pour le DSI, c'est que le concept de DSI raisonabilus n'a pas encore émergé de façon très claire. Les règles de responsabilité de droit commun ne font pas toujours bon ménage avec le droit du travail, et le moins qu'on puisse dire est que les décisions des tribunaux en matière de surveillance des salariés, par exemple, manquent singulièrement de cohésion.
Nous avons souhaité, de façon très
résumée, donner quelques clés de décodage à
ceux qui sont inquiets au regard des risques qu'ils encourent. Dans un premier
tableau, nous avons résumé la possibilité pour l'entreprise,
le dirigeant, le DSI ou le "simple" salarié de voir sa responsabilité
pénale ou civile engagée du fait d'un préjudice causé
à un tiers au travers du système d'information de l'entreprise. I - Les responsabilités encourues par l'entreprise, son dirigeant ou un salarié
Ces principes généraux doivent bien entendu être replacés dans le contexte considéré , et peuvent soulever des difficultés d'application : une délégation de pouvoir n'est pas toujours valable, et il n'est parfois pas simple de déterminer si la faute commise par un employé se rattache ou non à son activité professionnelle. Ce qui est sûr est qu'il est indispensable de mettre au point et d'appliquer une charte informatique qui encadre avec précision l'utilisation des moyens informatiques de l'entreprise, selon des modalités qui permettent de l'opposer à tous les salariés (discussion collective, intégration au règlement intérieur). II - Les principales infractions pénales
en matière de système d'information - Toutes infractions pénales commises par
le salarié à partir de leur accès aux ressources informatiques
de l'entreprise et au réseau (diffamation, fraude, escroquerie, etc
)
Tout métier comporte des risques, et ce
d'autant plus que notre société se judiciarise beaucoup. Les nouveaux
métiers comme ceux de DSI ou de RSSI n'y échappent pas ; simplement,
comme les risques sont nouveaux, les repères sont encore un peu flous.
Car c'est bien de "repère" qu'il s'agit, nul ne prétend
que le zéro défaut existera jamais en matière d'informatique.
Ce qui existe, c'est un comportement "raisonnable" et "diligent"
compte tenu de l'organisation de l'entreprise et de l'état de l'art de
la technique, et c'est au regard de ce modèle que les magistrats apprécieront,
au cas par cas, la responsabilité éventuelle de ceux qui ont pour
tâche de gérer le système d'information de l'entreprise. Pour tout problème de consultation, écrivez au Webmaster Copyrights et reproductions . Données personnelles Copyright 2006 Benchmark Group - 69-71 avenue Pierre Grenier 92517 Boulogne Billancourt Cedex, FRANCE |
|