Wikileaks : OVH remet les pendules techniques à l'heure

OVH précise ne pas être ni l'éditeur, ni l'hébergeur de Wikileaks, mais juste un prestataire technique indirect. La justice ne lui a pas demandé de cesser cette prestation.

Hâtivement catalogué comme hébergeur du site controversé WikiLeaks, OVH a diffusé un communiqué signé de son DG, Octave Klaba expliquant vouloir "être le plus transparent possible", et notamment du point de vue technique et juridique.  "L'un de nos clients, en louant un serveur dédié, est devenu l'un des hébergeurs du site WikiLeaks", explique OVH qui précise aussi techniquement son offre : "Contractuellement, OVH assure la prestation technique pour des hébergeurs c'est-à-dire la fourniture d'un serveur, de l'électricité, du refroidissement, les bâtiments pour la sécurité physique et la connexion Internet."

OVH  reçoit  "3 à 5 notifications par jour" pour différentes pages soupçonnées d'être illicites et pourtant hébergées sur son réseau (propos racistes, xénophobie, etc) et les transmet ensuite aux hébergeurs concernés.  Ainsi, "l'hébergeur prend connaissance des pages manifestement illicites et demande à l'éditeur de retirer les pages. 99% de notifications sont traitées en quelques heures et tout fonctionne parfaitement bien." Or, précise OVH "concernant le site WikiLeaks, à ce jour, nous n'avons reçu aucune notification à transmettre à notre client".

Cependant, "pour aller vite", OVH explique avoir "simplifié la requête" et s'être présenté comme hébergeur au TGI de Lille vendredi dernier pour savoir s'il était obligé juridiquement de retirer les pages controversées de Wikileaks. Le TGI de Lille a rejeté cette demande. OVH a depuis "travaillé tout le week-end pour préparer une requête complète" plaidée aux TGI de Lille et Paris, qui ont tout deux une nouvelle fois rejeté la demande d'OVH. "Prestataire" indirect, OVH explique en substance dans sa conclusion que c'est désormais vers son client, l'hébergeur, que les procédures judicaires, doivent désormais se tourner.

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