Slack revendique 32% du CAC 40 parmi ses clients

Fort de 250 000 utilisateurs actifs en France, la plateforme de team messaging entend booster son développement dans l'Hexagone. L'ouverture d'un bureau à Paris est prévue en 2018.

Au niveau mondial, Slack revendique désormais plus de 6 millions d'utilisateurs actifs quotidiens et plus de 9 millions d'utilisateurs actifs hebdomadaires, dont 55% basés en dehors d'Amérique du Nord. Aux côtés de sa version gratuite, quelque 50 000 comptes payants ont été ouverts sur sa plateforme de team messaging, représentant 2 millions d'utilisateurs. Fort de 900 salariés, principalement basés au Canada et aux US, Slack a levé un total de 790 millions de dollars depuis sa création en 2009. A hauteur de 250 millions de dollars, son dernier tour de table (réalisé en majorité auprès du fonds Vision Fund de SoftBank) a été bouclé cet été. Une opération qui porte la valorisation de la société canadienne à 5,1 milliards de dollars. Slack a par ailleurs annoncé avoir passé durant l'été les 200 millions de dollars de chiffre d'affaires annuel récurrent, dont 50 millions réalisés en Europe. Mais qu'en est-il plus précisément du poids et de la stratégie de l'entreprise en France ?

250 000 utilisateurs actifs hebdomadaires en France

A l'occasion de son dernier événement annuel, mi-septembre, Slack avait annoncé la déclinaison de son offre en français. Une initiative qui s'étend également au lancement d'équipes de vente et de support dédiées à la France. Plus que jamais, Slack entend accélérer son développement dans l'Hexagone. "Sachant que nous comptons déjà 250 000 utilisateurs actifs hebdomadaires en France, ce qui en fait le troisième pays européen le plus présent sur notre plateforme, après le Royaume-Uni et l'Allemagne. De ces trois pays, il s'agit de celui qui enregistre, et de loin, la croissance la plus forte (du volume d'utilisateurs actifs, ndlr). Le Royaume-Uni et l'Allemagne enregistrent des croissances aux alentours de 100%, la France est bien au-dessus", se félicite Johann Butting, responsable EMEA de Slack.

"Nous planchons sur l'ouverture d'un data center en Europe"

Une performance d'autant plus exemplaire que Slack ne disposait pas jusque-là de ressources humaines commerciales et techniques dédiées à l'Hexagone, ni de politique de promotion et de communication spécifique à ce territoire.

Au total, l'éditeur revendique 6 000 entreprises françaises ayant ouvert un compte sur Slack, dont 600 à 700 un compte payant. "Il s'agit d'organisations de toutes tailles, des PME/TPE aux grands groupes", constate Johann Butting. Comme ailleurs, Slack est utilisé en France aussi bien par des équipes IT qu'opérationnelles. Les profils des clients sont variés. "Il y a même un dentiste à Paris qui a recours à Slack. Il a créé des channels pour gérer ses achats, les plannings de son personnel...", indique Johann Butting. "Comparé aux autres pays européens, nous sommes très présents en France dans les start-up, les agences média et publicitaires et les grands groupes." Slack revendique parmi ses clients 13 groupes du CAC 40 ayant souscrit à l'une de ses offres payantes.

En France, Slack est notamment utilisé par Deezer mais également par Cdiscount, Quanta Computing ou encore les start-up Iskn et Birdly  (lire l'article Qui utilise Slack en France ?). La DSI de CCM Benchmark (groupe Le Figaro, éditeur du JDN), a aussi recours à la messagerie d'équipe pour piloter ses tâches, pour monitorer les sites web dont elle a la charge, ou encore gérer tous ses échanges internes. "Grâce à Slack, notre DSI est passée au zéro mail", se félicite Damien Mangin, directeur technique de CCM Benchmark.

Un bureau en France en 2018

En vue d'accélérer encore son développement commercial sur le territoire, Slack va installer un bureau à Paris courant 2018. En parallèle, l'éditeur compte aussi étendre l'hébergement de sa plateforme (basée sur AWS) de ce côté-ci de l'Atlantique, notamment dans l'optique de répondre aux problématiques de ses clients européens en matière de gestion des données personnelles. "Nous n'avons pas encore complètement arrêté la localisation géographique mais le projet est engagé", nous confie Stewart Butterfield, PDG de Slack. L'infrastructure en question devrait en outre contribuer à optimiser encore la performance d'accès au service depuis le Vieux continent, et depuis la France en particulier. "Sachant que, via le cloud de Google que nous utilisons aussi, nous mettons déjà en œuvre un cache distribué, qui s'étend à la France, et permet d'accélérer l'accès à notre application", précise pour finir Stewart Butterfield.

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