La cybercriminalité dans le collimateur de l'administration Obama

A l'occasion de la conférence RSA 2009 sur la sécurité des SI, les Etats-Unis ont ravivé la flamme de la lutte contre la cybercriminalité. Les attaques par déni de service ont été expressément visées.

La nouvelle directrice en chef du bureau national américain en charge de la lutte contre la cybercriminalité, Melissa Hathaway, n'aura pas mis bien longtemps pour imprimer sa marque au sein de l'administration Obama.

Travaillant en binôme avec le Lieutenant Général Alexander Keith dirigeant l'Agence de Sécurité Nationale (NSA), elle a précisé les contours de la nouvelle stratégie américaine de lutte contre la cybercriminalité.

Exit l'égocentricité de l'administration Bush. Bienvenue désormais à l'ouverture et à la coopération entre les différentes institutions gouvernementales, académiques mais également le secteur privé. Un virage à 180 degrés qui fait de cette bataille une priorité.

"Les Etats-Unis ont décidé de placer la lutte contre la cybercriminalité comme l'une des premières grandes causes nationales et économiques du pays", a ainsi lancé Melissa Hathaway lors de son keynote programmé en deuxième journée de la conférence RSA.

L'Agence de Sécurité Nationale n'est plus seule aux commandes de la lutte contre la cybercriminalité

Des propos qui sont venus compléter ceux de la veille d'Alexander Keith, qui a pris soin de préciser qu'il n'était plus question pour le NSA de diriger seul la lutte contre la cybercriminalité. Mais au contraire, de préciser que le moment était venu d'agir de façon coordonnée avec un grand nombre de parties prenantes.

Il est vrai que depuis quelque temps, les cyberattaques se sont multipliées. Comme celles ayant visé récemment les SI des centrales électriques ou qui ont permis de retrouver des informations confidentielles relatives aux  plans de l'hélicoptère présidentiel sur un réseau P2P iranien.

L'administration Obama se devait donc de frapper un grand coup. C'est chose faite avec la création d'un nouveau centre de commandement militaire dédié à la lutte contre la cybercriminalité. Un centre qui aura pour principale mission de coordonner les actions de défense de plusieurs grands réseaux d'ordinateurs contre des attaques malicieuses, incluant en particulier celles par deni de service.

Comme pour joindre le geste à la parole, le gouvernement américain prévoit maintenant de renforcer le montant alloué à la lutte contre la cybercriminalité, qui s'est élevé à 100 millions de dollars sur les 6 derniers mois. Reste à savoir si, en ces temps de crise, l'administration Obama parviendra à intensifier suffisamment son effort financier pour endiguer le fléau des cybermenaces...

Etats-Unis / Peer to Peer