|
ANALYSE
Face à la sophistication des botnets, Microsoft répliqueLe dernier rapport semestriel de sécurité de Microsoft révèle une industrialisation de la conception des chevaux de Troie. Sans se dédouaner, l'éditeur veut responsabiliser ses utilisateurs. Publié le 19/10/2010
Les chevaux de Troie restent la menace la plus répandue, même si le pourcentage de PC nettoyés de cette malveillance baisse. C'est l'une des conclusions saillantes de la dernière édition semestrielle du Microsoft Security Intelligence Report. L'éditeur de Redmond peut faire valoir des centaines de millions de PC analysés pour donner du crédit à cette tendance. Avec le consentement de l'utilisateur, Microsoft a en effet utilisé les données issues de plusieurs de ses outils : Bing, Windows Live Hotmail, Forefront Online Protection for Exchange, Windows Defender, le Malicious Software Removal Tool (MSRT), Microsoft Forefront Client de sécurité, Windows Live OneCare, Microsoft Security Essentials et le filtre anti-hameçonnage dans Internet Explorer.
Personnalisation et industrialisation des Trojans Même si le pourcentage de PC infectés comptabilisé par les chevaux de Troie a baissé depuis six mois (passant de 35% à 30%), il reste conséquent. Il implique évidemment un nombre considérable de PC soumis formant les réseaux massivement malveillants de botnet.
Les exemples de variantes ne manquent en effet pas : la famille Win32/Zbot est construite à partir du kit commercial Zeus et les bots Win32/Pushbot sont construits à partir d'un kit appelé Reptile. L'existence de ces kits et de la personnalisation des chevaux de Troie et des botnet compliquent aussi la tâche aux chercheurs en sécurité pour estimer le nombre et la taille des botnets actuellement en exploitation.
Cependant, si le pourcentage de PC nettoyés de Trojan baisse c'est au profit de la seconde menace la plus répandue : les vers, en hausse depuis le début de l'anné. Et le rapport, s'il a bien comptabilisé Aurora, il n'a pas pris en compte le spectaculaire Stuxnet. Tendances positivesFace à la sophistication des menaces, l'éditeur de Redmond veut aussi souligner les bonnes tendances et essaie d'assumer ses responsabilités. Vinny Gullotto fait ainsi valoir que "le nombre de vulnérabilités, notamment celles donnant accès aux données sensibles, continue à baisser. Plus de personnes mettent aussi régulièrement à jour leur logiciel, et donc leur sécurité. Enfin, les nouvelles versions de nos logiciels sont plus sécurisées." Le responsable de la protection contre les malwares chez Microsoft cite par exemple IE9, et son filtre antispam. Il indique également que Microsoft va activement poursuivre l'éducation de ses clients et partenaires.
Ce n'est qu'en combinant ces deux méthodes d'ingénieries et de sensibilisation que Microsoft renforcera la sécurité de ses utilisateurs. Comme le souligne le directeur Technique et Sécurité de Microsoft France, Bernard Ourghanlian : "Les utilisateurs doivent aussi apprendre à mieux utiliser les solutions Microsoft. Il est par exemple presque criminel de ne pas utiliser BitLocker, assurant protection et chiffrement de données gratuitement sur Windows 7 Entreprise, pour les portables des travailleurs nomades". Autour du même sujet
|
|||||||||||||||||||||