CMS et SEO : comment bien choisir sa plate-forme de gestion de contenu ?

SEO et CMS Open Source (WordPress, SPIP, RBS Change et Centurion) De nombreuses fonctionnalités doivent être intégrées à un CMS pour optimiser le référencement des pages Web gérées. Les outils de gestion de contenu Open Source peuvent les embarquer nativement mais c'est surtout l'usage qui fait toute la différence.

Le référencement est crucial pour de nombreux sites Web. Les CMS Open Source intègrent-ils de la même façon cet enjeu ? Se distinguent-ils suffisamment dans leur façon d'aborder le SEO pour que cela puisse peser dans le choix d'un système de gestion de contenu plutôt qu'un autre ? Ce sont les vastes questions abordées lors d'une conférence donnée lors du CMSday, événement dédié aux systèmes de gestion de contenu Open Source qui s'est déroulé à Paris le 14 juin dernier.

 

Fonctionnalités SEO embarquées en natif... ou pas 

Sitemap, fichiers robot.txt, URL personnalisables, Balises Hn, gestion automatique des redirections des urls réécrites, urls canoniques, gestion des erreurs 404, balises méta, gestion du cache et des performances via les compressions des scripts et CSS : les fonctionnalités d'un CMS qui peuvent aider à mieux référencer les pages Web sont nombreuses. Elles peuvent être intégrées nativement au CMS, mais il faut parfois les ajouter.

Par exemple WordPress dispose certes naturellement de bonnes prédispositions pour faciliter la bonne indexation des contenus, mais ce sont surtout ses extensions qui vont considérablement l'enrichir.

"Le CMS ne fait pas tout, et le rôle des utilisateurs reste central" (Nathalie Couture - SPIP)

"La plate-forme WordPress intégrera-t-elle un jour nativement les fonctionnalités SEO aujourd'hui proposées par des plugins ?", a ainsi demandé Pierre Barthelemy, consultant et expert SEO chez Smile et chargé d'animer les échanges, à Amaury Balmer, responsable technique de la communauté francophone de WordPress. Pour ce dernier, ce n'est pas à l'ordre du jour : "WordPress est aussi utilisé pour des sites privés qui n'ont pas l'ambition d'être bien référencés par les moteurs de recherche. En outre, l'une des particularités de WordPress est d'être assez léger, et de ne proposer que l'essentiel, ce qui est apprécié car cela évite de télécharger des fonctionnalités qui ne seront pas utiles. Je ne pense pas que changer ces particularités soit prévu dans la feuille de route de WordPress."

 

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De gauche à droite : Nathalie Couture, directrice associée alternat.net et représentante de SPIP ; Amaury Balmer, directeur technique WordPress ; Eric Voltzenlogel, ingénieur avant-ventes et consultant RBS Change, Raphaël Theet, Associé Octave & Octave représentant de Centurion et Pierre Barthelemy, consultant SEO chez Smile. © JDN

Le CMS propose, l'utilisateur dispose

"Et quand bien même le CMS proposerait nativement des fonctionnalités utiles à l'optimisation du référencement, seuls les utilisateurs sensibilisés pourront ensuite actionner ces leviers et connaître leur intérêt", fait remarquer Nathalie Couture, directrice associée d'alternat.net et représentante de SPIP. Le CMS ne fait pas tout, et le rôle des utilisateurs reste central. "Par exemple, si la plate-forme propose de légender les photos et de renseigner l'attribut alt des images - comme les moteurs le recommandent - c'est ensuite à l'utilisateur de penser à remplir ces champs, et de savoir bien les remplir", argumente Nathalie Couture.

"Nous mettons à disposition de nombreuses fonctionnalités utiles au SEO que l'outil embarque nativement, mais il ne peut pas remplir automatiquement tous les champs à la place de l'utilisateur. La pédagogie est donc essentielle", souligne aussi Eric Voltzenlogel, ingénieur avant-ventes et consultant RBS Change.

 

Réseaux sociaux, CMS et SEO

Autres éléments à désormais impérativement intégrer dans le contenu généré par un CMS : les interactions avec les visiteurs et les signaux émis par les réseaux sociaux, qui sont appréciés des moteurs de recherche. "Les commentaires des internautes et le contenu généré par les utilisateurs fait vivre le contenu en le réactualisant, ce qui peut pousser les moteurs à mieux l'indexer. C'est la raison pour laquelle il vaut mieux que les réactions et commentaires chauds écrits par les internautes soient bien sur la même page que le contenu froid. Il ne faut pas séparer les silos froids d'un côté et les chauds de l'autre", conseille de son côté Raphaël Theet, associé Octave & Octave et représentant le framework Centurion.

Reste évidemment à obtenir ces fameuses interactions avec les internautes, ce qui n'est toujours facile... Pour y parvenir, Pierre Barthelemy a donné une piste, en rappelant une formule désormais bien connue, mais toujours d'actualité dans le référencement : "Le contenu est roi. Il faut donc soigner sa qualité". Or, elle repose moins, là encore, sur les outils que sur leurs utilisateurs.

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