A lire ailleurs du 27 février 2009

Microsoft attaque Linux, mais de biais - Un tableau des disparus de l'outsourcing pour remotiver - Le Royaume-Uni veut accélérer l'adoption de l'Open Source.

Microsoft attaque Linux, mais de biais. Voilà c'est fait. Après des sous-entendus et des menaces, Microsoft attaque finalement Linux et l'Open Source sur le terrain de la propriété intellectuelle, s'exclame The Register. L'attaque n'est toutefois pas frontale, mais reste néanmoins en partie dirigée contre le libre et Linux, que Steve Ballmer a récemment désigné comme son premier concurrent, devant Apple. Pour lancer la bataille, Microsoft a tourné son artillerie vers le spécialiste du GPS : Tom Tom. L'éditeur l'accuse de violer 8 de ses brevets, dont 3 relatifs à l'implémentation du noyau Linux. Microsoft se garde bien d'évoquer l'Open Source dans la bataille juridique qui s'annonce. Interrogé sur le sujet, l'éditeur écarte l'idée d'une attaque personnelle contre le libre. Du côté de la communauté Open Source, l'affaire n'est pas prise à la légère, malgré les gestes récents de Microsoft vis-à-vis du libre, comme les dons à la fondation Apache. L'attitude de Microsoft reste en effet ambivalente. Personne donc n'oublie les propos de Ballmer attribuant à Linux la violation de 228 de ses brevets. En 2007, Microsoft évoquait ensuite le chiffre de 235 brevets (pour l'Open Source dans son ensemble). Le retour au climat de Guerre Froide s'annonce-t-il ? Lire

 

Un tableau des disparus de l'outsourcing pour remotiver. Les sociétés de l'outsourcing implantées en Inde à Bangalore ont introduit un changement dans le quotidien de leurs salariés. Chaque matin, à leur arrivée dans les bureaux, ces employés doivent passer devant un tableau où sont punaisés des extraits de journaux traitant de licenciements parmi les spécialistes de l'outsourcing : 200 postes en moins chez MphasiS à Bangalore, 150 chez Sun, 300 pour Sapient, ... Cette politique de communication a pour but de faire prendre conscience aux salariés des difficultés affrontées par le secteur. Et d'après un article de Silicon, cette stratégie aurait un effet direct sur la motivation des salariés. La peur comme levier ? D'une certaine façon oui et les effets sont mesurables. Les directions apprécieront : des travailleurs plus efficaces (faut-il comprendre qu'ils ne comptent plus leurs heures supplémentaires ?), moins de demandes à leur management, et une meilleure appréciation de la valeur de leur travail. Tous ces jeunes employés de SSII, qui pourraient perdre subitement leur emploi, en redécouvriraient donc soudain les qualités, et surtout seraient plus durs à la tâche... au moins jusqu'à ce que le spectre de la récession s'éloigne. Mais les employés ne sont pas les seuls à devoir s'adapter. Les prestataires doivent quant à eux revoir leurs pratiques en termes de tarification. HCL, en contrat avec Nokia, en remplacement d'IBM, fonctionne ainsi désormais sur la base de tickets mensuels. Lire

 

Le Royaume-Uni veut accélérer l'adoption de l'Open Source. La crise peut parfois avoir du bon. Ainsi au Royaume-Uni se pose de nouveau la question du logiciel libre. Plus question donc à l'avenir de ne privilégier qu'uniquement les solutions propriétaires dans les administrations, nous apprend la BBC. Dans cette période d'explosion des déficits, le gouvernement sera probablement sensible aux chiffres avancés par les partisans du libre en Angleterre : 600 millions de livres d'économie par an en migrant du propriétaire au libre. Les pouvoirs publics anglais étudient déjà quelques pistes, notamment dans les domaines de la bureautique, de la gestion de document et des infrastructures de base de données. Le gouvernement a d'ores et déjà présenté les grandes lignes d'un plan d'action en faveur de l'Open Source et des standards ouverts. Parmi les principaux points figurent la volonté du pays d'exploiter les standards pour communiquer avec les entreprises et citoyens britanniques, la nécessité d'étudier et de prendre en compte les solutions du libre, et encore le développement des compétences et de la formation sur les technologies Open Source. A coût égal, une administration devra nécessairement adopter le libre plutôt qu'un produit propriétaire du fait de sa flexibilité. Les éditeurs du logiciel libre s'attendent naturellement à une contre-attaque du monde propriétaire. Selon eux, il devrait, si ce n'est déjà fait, entrer en contact avec le gouvernement, pour lui offrir de nouveaux tarifs, de circonstance. En somme, faire son lobbying. Lire

 

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Source : JDN Solutions
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