Il y a 5 ans : Mandrakesoft s'offrait Conectiva

Toutes les semaines, retour sur un événement marquant de l'actualité de l'industrie informatique & télécoms d'il y a 5 ans.

Mandrakesoft, éditeur de la distribution MandrakeLinux, annonçait le rachat de son homologue brésilien Conectiva pour un montant de 1,79 million d'euros obtenu par échange de titres.

"Nous avons fait connaissance avec Conectiva, il y a un an et demi. A l'époque, nous en avions discuté mais nos deux sociétés n'étaient pas alors en bonne santé financière", déclarait François Bancilhon, directeur général de Mandrakesoft.

Les premières discussions sérieuses avaient débuté courant septembre 2004. En novembre, les deux groupes fondaient avec d'autres représentants du libre, le Linux Core Consortium, une association visant à établir une base commune interopérable entre distributions Linux.

"C'est l'un des acteurs mondiaux importants dans les logiciels libres et le numéro un au brésil et en Amérique du Sud", ajoutait François Bancilhon.

Sur son dernier exercice fiscal, Conectiva parvenait à son point d'équilibre pour un chiffre d'affaires de 1,7 millions d'euros. Chez Mandrakesoft, l'exercice 2004 avait été l'occasion de renouer avec la profitabilité. La société française réalisait un chiffre d'affaires de 5,18 millions d'euros pour un bénéfice net de 1,39 millions d'euros. Un an plus tôt, le groupe sortait tout juste d'une procédure de redressement judiciaire.

Alors armé d'une trésorerie de quelque 4 millions d'euros, Mandrakesoft (depuis rebaptisée Mandriva) comptait notamment sur les acquisitions pour soutenir sa stratégie de croissance. En juillet 2004, Mandrakesoft avait déjà procédé à une première acquisition depuis sa sortie de redressement judiciaire en rachetant la société de services en logiciels libres Edge IT.

 

Et aussi du 23 février au 2 mars 2005

 

Wimax : Sequans levait 7 millions d'euros

Sequans Communications, société française de conception de semi-conducteurs pour la technologie Wimax, obtenait 7 millions d'euros lors d'une levée de fonds auprès du fonds britannique Add Partners, de Vision Capital, de la branche de gestion des actifs de la Société Générale, de T-Source et de Cap Décisif.

 

Fusion de Focal et Osiatis  

La fusion entre le Groupe Focal et Osiatis était effective depuis le 21 février 2005, date où les Assemblées Générales des actionnaires des deux sociétés avaient entériné le projet de fusion ainsi que l'évolution du mode de gestion du nouveau groupe en société à Directoire et Conseil de Surveillance.

 

EDS déménageait ses centres de données en Asie

EDS annonçait son projet de déplacer une partie de ses centres de données en Asie. La société de services prévoyait ainsi de fermer 17 centres aux Etats-Unis et 4 en Europe. L'ensemble de ces activités allait être déplacé en Inde. Cette stratégie offshore entrait dans le cadre d'un plan de restructuration visant à supprimer quelque 20 000 emplois, sur les 120 000 que compte le groupe à travers le monde.

Redressement judiciaire / Chiffre d'affaires