Le robot Watson d'IBM candidat à Jeopardy

Le superordinateur de Big Blue va se mesurer aux deux meilleurs candidats du célèbre jeu télévisé. L'enjeu dépasse le million de dollars de récompense offert au gagnant.

IBM et son ordinateur Deep Blue avaient déjà battu Gary Kasparov aux échecs en 1997. Mais aujourd'hui, afin de faire gagner son robot Watson au jeu Jeopardy en février prochain, IBM ne se basera plus essentiellement sur les mathématiques utiles aux échecs, mais sur une analyse sémantique poussée des questions. Watson doit en effet être capable de comprendre les jeux de mots, l'argot et les acronymes afin de fournir une réponse sur la base de la quantité vertigineuse d'informations qu'il a enregistrée. Une grande majorité des données stockées par Watson sont du texte en langage naturel. Certaines données structurées et d'autres semi-structurées (texte balisé) devront l'aider à interpréter le texte et affiner ses réponses.

Près de quatre ans de recherche auront été nécessaires aux équipes d'IBM pour se sentir prêtes à relever le défi. Watson exploite le processeur Power 7 d'IBM optimisé afin de mieux traiter, à grande vitesse, les milliers de tâches simultanées nécessaires. Son programme tourne sur un superordinateur type Blue Gene. Les caractéristiques techniques seront révélées après le jeu.

S'il remporte le million de dollars face à ses adversaires, qui ont remporté les plus gros gains dans l'histoire du jeu, l'argent sera attribué à un fonds de charité. Mais pour IBM, "Watson représente le futur du data management, de l'intelligence artificielle et des moteurs de recherche. Watson offre une évolution considérable quant à la capacité des technologies de l'information à identifier les comportements, développer un instinct critique et accélérer la prise de décision en dépit d'une complexité intimidante.(...) Watson est capable d'opérer dans l'ambiguïté, le domaine hautement contextuel, presque sans limite du langage et du savoir humain."

 

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