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3 QUESTIONS A...
05/10/2007
Nicolas Petit (Microsoft France) : "Windows Mobile 6 permet une continuité entre l'expérience PC et celle du mobile"
Avec l'arrivée des premiers terminaux Windows Mobile 6, quelles sont les évolutions à prévoir pour les utilisateurs ? Nous avons beaucoup travaillé pour optimiser le système et il arrive réellement à maturité. La fiabilité, la rapidité du système ont notamment fait l'objet d'optimisations. Par exemple, nous avons fait en sorte d'être moins dépendant de la couche matérielle et des composants des constructeurs de téléphone / PDA. De même, coté logiciel nous avons fait en sorte de rendre Windows Mobile plus indépendant des applications tierces qui s'exécutent dessus, de manière à éviter que le système tombe à cause d'un autre logiciel. Windows Mobile 6 a également évolué dans le sens qu'il permet vraiment une continuité entre l'expérience utilisateur PC et l'expérience utilisateur sur un terminal mobile. Il est aussi possible d'utiliser maintenant le terminal comme un modem. Enfin, nous avons intégrer directement une version de SQL dans la mémoire morte pour permettre aux développeurs de développer des outils sans avoir à fabriquer une interface spécifique. Enfin, nous sommes passés au framework .Net 2.0, ce qui augmente les performances dans un rapport x2 ou x4 pour les applications. Cela veut aussi dire pour les développeurs qu'il sera possible de porter son application PC plus rapidement sur mobile. Aujourd'hui, quelles applications métiers peuvent être rendues disponibles sous Windows Mobile 6 ? L'ensemble des offres Microsoft sont disponibles sur mobile, ce qui inclut entre autres Windows CRM, Navision et Dynamics AX. Nous avons par ailleurs 18 000 applications commerciales et de nombreux partenaires qui gravitent autour de Windows Mobile. Notre ambition n'est pas de viser exclusivement les cols blancs, mais bien d'apporter l'information métier au plus grand nombre. Je pense aux applications métiers comme le CRM bien sur, mais aussi le décisionnel, la syndication de contenu métier, et le multimédia.
Par exemple, dans ce dernier cas des groupes s'intéressent à la capacité photo des téléphones mobiles pour s'en servir dans le cas d'états des lieux immobiliers, en gestion de stocks ou en maintenance. Dans le domaine des communications, nous proposons des liens avec Exchange pour réaliser du push mail, de la remise à zéro du terminal pour des questions de sécurité, et des solutions de gestion centralisée des politiques de sécurité. C'est à dire qu'au niveau d'Active Directory, il est possible de forcer une politique de sécurité sur un terminal mobile. De même, un utilisateur peut, depuis un accès Web, se connecter et administrer lui même son terminal. Quels seront vos prochains défis sur ce marché ? Les solutions hébergées (ASP) peuvent-elles faire émerger des besoins applicatifs nouveaux ? La mobilité est un segment qui pèse chez Microsoft une centaine de millions de dollars, ce qui comparé à notre chiffre d'affaires global est relativement petit. Mais c'est aussi le segment qui croît le plus fort, avec une hausse de plus de 100% par an. De même, la dynamique de recrutement de partenaires est très active. Je suis convaincu que le logiciel est l'avenir des télécommunications. Avec Windows Mobile 6, nous nous rapprochons de plus en plus du matériel pour optimiser les performances. De même, nous sommes capables de travailler sur des architectures distribuées pour réduire les temps d'accès aux circuits.
L'une des limites des terminaux est aujourd'hui l'autonomie des batteries. Si les performances ont fait x10 en 3 ans, la durée de vie des batteries a seulement fait x2, et comme la tendance est à la miniaturisation des téléphones / PDA, la taille des batteries diminue et l'autonomie évolue finalement peu. Les usages data sont également très consommateurs en ressources. Concernant les applications hébergées, il existe plusieurs contraintes à leur émergence sur mobile. En premier lieu, la capacité d'affichage de l'écran qui limite à l'information utile et non pas à l'application métier complète telle qu'on pourrait la retrouver sur un poste fixe. Ensuite, l'expérience d'une solution ASP va dépendre de l'optimisation logicielle faîte par des éditeurs comme Salesforce. Enfin, la contrainte vient aussi des réseaux qui ne permettent pas des échanges en temps réel à haut débit. Il faut donc toujours envisager l'application métier, en mode ASP ou non, après un audit des besoins et des usages des utilisateurs pour fournir ni trop, ni pas assez d'informations.
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