BMC Software acquiert BladeLogic pour 800 millions de dollars

BMC met la main sur les technologies de gestion des environnements virtuels et de reconfiguration des serveurs de BladeLogic. Il y gagne également un acteur en forte croissance.

BMC Software, déjà présent sur le marché de l'automatisation de la production avec son offre Control-M, lance une offre de rachat sur un de ses concurrents, BladeLogic, pour près de 800 millions de dollars payés en numéraire. Cette proposition valorise la société à 28 dollars l'action, soit une valeur en hausse de 19% par rapport à la valeur moyenne de l'action.

BladeLogic est un acteur en forte croissance spécialisé dans l'automatisation de la production des datacenters. Il devrait donc relancer la dynamique de BMC Software aussi bien en termes de chiffre d'affaires, que de résultat net et de trésorerie. BMC s'attend à ce que cette acquisition impacte de manière négative son résultat net de l'exercice fiscal 2009, mais il devrait être positif dès l'année 2010.

Cette acquisition sera divisé en deux temps : la première offre permettant à tous les actionnaires de vendre leurs actions BladeLogic à BMC, et la seconde pour finaliser la fusion entre les deux sociétés. Le comité de direction de BladeLogic a déjà recommandé de manière unanime cette offre à ses actionnaires. Cette offre, qui va débuter dans 10 jours, est encore soumise aux autorités de régulation des marchés.

Basé à Houston, BladeLogic a réalisé un chiffre d'affaires de 62,7 millions de dollars lors de son dernier exercice fiscal. Il dispose de belles références clients telles le cabinet Merrill Lynch, AT&T, Wal-Mart et ESPN. BladeLogic viendra compléter les derniers rachats de BMC en la matière, à savoir ceux d'Emprisa Networks, de RealOps et de Proactive.net. Le groupe réalise surtout une croissance de son chiffre d'affaires de 105% sur un an, en abandonnant un léger déficit de 174 000 dollars.

Un chiffre d'affaires en croissance de 105% sur un an

BladeLogic dispose à son catalogue de 4 offres en matière d'automatisation de la production : Discovery Manager, Compliance Manager, Configuration Manager et Virtualization Manager. Il couvre donc un large panel des besoins utilisateurs, offrant des sondes de découverte du matériel, un outil de sécurité et de gestion des règles, puis de configuration des serveurs et enfin de gestion des infrastructures virtuelles. Des produits plutôt complémentaires avec ceux de BMC Software pour les deux dernières briques.

Cette acquisition fait également sens vis-à-vis de la concurrence, alors que HP avait récemment mis la main au porte-feuille pour s'offrir Opsware, suivi par Novell qui s'est offert PlateSpin. Tous les autres concurrents sont déjà des grands acteurs du secteur IT : EMC, CA, Symantec, HP, IBM. Ne reste en petits indépendants que les sociétés Orsyp, ASG Software, AppWorx et UC4.

A l'ère de la consolidation des infrastructures, de la virtualisation et de l'optimisation des coûts, les ordonnanceurs de tâches et le marché de l'automatisation de la production ont clairement un rôle à jouer. Selon IDC, ce marché pourrait s'élever à 1,77 milliard de dollars à l'horizon 2010, contre seulement 1,34 milliard de dollars en 2005. La croissance annuelle du marché devrait se situer à 7,8% jusqu'en 2010.

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