IBM dope ses investissements dans le cloud computing

En ajoutant 300 millions de dollars à ces premiers projets d'investissements, IBM souhaite couvrir l'ensemble du globe de centres de calculs distribués et prendre de l'avance sur la concurrence.

L'informatique dans les nuages n'en a pas fini de faire tourner la tête des géants de l'informatique. C'est au tour d'IBM d'annoncer un plan d'investissement majeur dans ce domaine, financé par 300 millions de dollars qui seront alloué à l'ouverture de 13 centres de calculs mutualisés dans 10 pays.

IBM souhaite mettre la puissance de calcul au service des utilisateurs, notamment des administrations et des entreprises à la recherche d'infrastructure sécurisée et externalisée. La mode des applications fournies en ligne sous forme de services a relancé l'attrait pour le cloud computing. Désormais, les directions informatiques veulent se libérer des contraintes de la gestion de parc informatique, et faire appel à des prestataires.

Si l'externalisation a aussi ses inconvénients, IBM parie toutefois sur une croissance forte de la demande dans les prochaines années, tout comme ses concurrents. Il sera ainsi présent à Hong Kong, au Japon, en France, au Royaume-Uni, en Chine, en Turquie, en Pologne, en Italie, aux Etats-Unis et en Allemagne pour exécuter des calculs intensifs, monter des plans de reprise d'activité ou faire tourner des applications et des systèmes virtuels.

IBM a l'intention de faire coup double en proposant en plus de son offre de cloud computing des services de protection des données en continue. Une manière de se différencier vis-à-vis de la concurrence mais aussi de faire de la fertilisation croisée entre ses différentes activités. Car l'un des risques de l'externalisation vient de la qualité de la protection des données fournies par le prestataire.

Virtualisation et sécurité complète l'offre de cloud computing d'IBM

Dans ce domaine, IBM a réalisé une acquisition récente clé : celle d'Arsenal Digital Solutions en 2008. Cette entreprise propose aux clients des fonctions de protection, mais aussi de reprise sur incident à partir d'archives. Cette solution est capable de réaliser des transferts importants de données depuis un centre de calculs vers le système informatique du client. IBM dispose par ailleurs de solutions d'archivage et de copie des données de part son activité stockage.

HP, Sun et IBM avaient déjà réalisé des annonces en début de mois dans le cloud computing (lire l'article du 04/08/08). IBM s'était alors engagé à verser 360 millions de dollars pour ouvrir un centre de calcul distribué aux Etats-Unis, en Caroline du Nord, complété par 40 millions de dollars supplémentaires pour élargir sa base client au Japon. Les grands de l'infrastructure en font leur cheval de bataille, avec l'informatique verte et la virtualisation.

Dell de son coté, n'est pas en reste et pourrait annoncer dès ce week-end un accord avec la société Facebook à ce sujet, croit savoir le quotidien CNET News.com. Le fabricant d'ordinateurs a par ailleurs déposé sans succès le terme cloud computing auprès du bureau américain des brevets et des marques. Manque de chance, celui-ci a refusé sa demande, estimant que le terme de cloud computing n'appartenait pas à un groupe en particulier, mais à toute l'industrie.

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