Un centre de simulation conçu par Sogeti
Parmi les premiers acteurs informatiques à se lancer sur le terrain du calcul en mode Cloud, les grandes SSII
ont mis en place depuis longtemps des centres de données pour proposer à leurs grands clients de la capacité de traitement à la demande. C'est le cas pour
Sogeti (groupe
Capgemini) qui dispose d'un centre de données dédié à ce domaine depuis une dizaine d'années. Une infrastructure qui a été déployée par Sogeti High Tech pour compléter son offre de services centrée sur l'aide à la conception de
calcul de simulation.
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| | Philippe Sottocasa, responsable offre PLM de Sogeti High Tech. © Sogeti | |
"Ce centre permet à nos clients de mutualiser une infrastructure de calcul", explique Philippe Sottocasa, responsable de l'offre PLM et ex-responsable de la simulation numérique de Sogeti High Tech.
Simulations en mécanique, aérodynamique, acoustique... Les calculs réalisés répondent avant tout à des besoins de clients industriels issus par exemple des secteurs de l'aéronautique et du ferroviaire. La SSII a également développé une infrastructure pour faciliter la gestion à distance des simulations, et le rapatriement des données.
"Nous accompagnons nos clients dans la gestion des ressources de calcul distribuées qu'ils exploitent chez leurs fournisseurs ou leurs datacenters internes", ajoute Philippe Sottocasa. L'infrastructure proposée par un fournisseur de capacité de traitement peut en effet être mieux adaptée à certains types de calcul que celle d'un autre opérateur. "Il est important également de prendre en compte le temps de transit des flux", poursuit Philippe Sottocasa. Dans certains cas, mieux vaut par exemple attendre qu'une ressource se dégage sur une implantation plus proche, et donc offrant un temps de transferts relativement rapide, que de faire appel à un centre de calcul situé dans un autre pays.
Lokad : anticiper les ventes grâce à Azure
Lancé en 2008, Lokad propose à ses clients d'analyser leurs données de ventes pour anticiper l'évolution de la demande sur leurs produits et services. Cette société française illustre le second positionnement généralement rencontré sur le segment du calcul dans les nuages : l'analyse décisionnelle. En vue de faire face à l'évolution des besoins de ses clients en matière de puissance de traitement, Lokad a décidé d'opter pour une plate-forme de Cloud Computing publique pour assoir sa solution. Après avoir envisagé Amazon EC2, la société française s'est finalement tourné vers Azure.
Pourquoi ce choix ? "Microsoft a été le premier a proposer une plate-forme de Cloud équipée d'outils de développement, autour de Visual Studio 2010, ce qui était fondamental pour nous", explique Joannes Vermorel, P-DG de Lokad. Puis il insiste : "Grâce au Cloud, nous bénéficions d'une offre entièrement adaptable qui nous permet de rentabiliser au plus juste nos calculs grâce au modèle à la demande, tout en nous protégeant des risques de dépassement de capacité que nous pouvions avoir auparavant avec de la location de serveurs."