La voix sur IP s'intègre de plus en plus aux réseaux Wi-Fi des entreprises.
Mais des précautions d'imposent si l'on souhaite éviter les dégradations. Il est
clair que les avantages des combinés hybrides sont importants, à commencer par
le faible coût de communication.
Mais ce sont aussi les services comme la consultation de la messagerie électronique,
l'accès à l'intranet de l'entreprise, ou encore celui aux services Web de proximité
qui font apprécier cette technologie. Cependant, la sécurisation de ce genre de
structure ne va pas sans poser des problèmes. De même la qualité de service et
les fonctions d'autocommutateur doivent répondre présent pour séduire les entreprises.
Car le marché est là. Une étude du cabinet Gartner mentionne que les entreprises
devraient dépenser dans la zone EMEA 15 milliards de dollars d'ici à fin 2010
dans les services professionnels d'IP.
Choix technique et stratégique
Pour mettre en place des structures IP, les entreprises font face à un
choix technique et stratégique. Soit il s'agit de faire appel à un infogérant
qui sera le prestataire de services IP hébergés, soit il faut investir dans
une infrastructure compatible avec les protocoles de la voix sur IP, et ce
à l'aide d'un intégrateur ou d'un opérateur. Mais ce choix s'avère aujourd'hui
cornélien, au vu des périmètres d'action de chacun et des évolutions du marché.
| Côté qualité de service, l'industrie travaille
sur un standard |
Mais s'il est un point sur lequel les différents acteurs s'entendent, c'est
bien celui du serveur de communications unifiées. Ce serveur devient aussi précieux
aux échanges vocaux que les annuaires d'entreprise pour la messagerie électronique.
L'enjeu du serveur de communications unifiées, c'est la dépendance des applications
de collaboration, des centres d'appel et des progiciels métiers qui vont dépendre
de ce service structurant. Bref, le téléphone permettra d'accéder aux services
informatiques et l'ordinateur permettra de téléphoner plus simplement.
Côté qualité de service, l'industrie travaille sur un standard, le 802.11e
qui définit les mécanismes de Qos sur les réseaux sans fil WLAN. Par ailleurs,
la mise en place de catégories de trafic et de multiplexage temporel (TDMA)
permet de réduire les collisions et les pertes de paquets, en fonction de
leur priorité. Pour l'heure, les constructeurs tentent d'apporter des réponses
diverses au problème de qualité de service.