Journal du Net > Solutions > Contributions > Comment relancer l'attrait pour les filières informatiques ?

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Les cursus menant à des carrières informatiques souffrent d'une baisse de popularité. Que faudrait-il faire pour redynamiser l'intérêt que leur portent les étudiants ?
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 A chacun son métier  
Frédéric , Plessis-Robinson

Quelles mesures vous semblent urgentes de mettre en place ?
Aucune ! Ne jamais travailler dans la précipitation. Les grandes SSII ou cabinets de conseil n'ont pas plus de difficultés à recruter maintenant que 7 ans en arrière.

Pour quelles raisons ?
Je pense qu'il y a assez d'informaticiens(-nes) en France. L'offshore et le nearshore ont montré leurs limites. La volonté pour les SSII de recruter dans les filières scientifiques au début des années 2000 pour pallier un soi-disant manque de compétences a plus été pour répondre d'une certaine manière aux demandes pressantes de leurs clients et donc de ne pas perdre des marchés qu'autre chose. Laissons s'apurer le marché de l'emploi, des SSII, etc. Un rééquilibrage va certainement s'opérer dans les années à venir. Car il y a plus de 3 000 SSII en France. A chacun son métier, n'est pas informaticien qui veut, tout comme boulanger ou facteur ! Et ce n’est pas en augmentant les effectifs que l’ont améliorera la qualité des projets. Plus, de 60% des projets à ce jour ne se terminent pas dans les définitions de coûts, délais et qualité ! A mon sens, c'est plus au niveau de l'orientation scolaire en fonction des capacités de chacun qu'il faut revoir les choses. Le système n’a jamais aussi mal fonctionné ! Cela explique en partie la difficulté de recruter dans les TPE & PME. Mais il faut également offrir la possibilité aux gens de se réorienter professionnellement aux cours de leurs carrières.

Quant aux formations en informatique, il faut que les jeunes qui rentrent dans ces filières apprennent à être plus humbles quand ils en sortent. Un informaticien est au service des utilisateurs. Il doit donc être capable de les écouter, d’expliquer et de les amener à faire les bons choix. On oppose souvent M.O.A. (maîtrise d’ouvrage) et M.O.E. (maîtrise d’œuvre), cela est fort dommage et le premier à en pâtir est l’utilisateur. Une des voies explorables est peut-être de revenir à des cursus professionnels plus classiques. Et donc ne pas bombarder un jeune tout fraîchement émoulu de l’école, chef de projet. J’invite donc mes jeunes collègues qui rentrent sur le marché du travail à être moins ambitieux au départ pour l’être sur la durée.


Publié le 02 mai 2007

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