Réseaux sociaux d'entreprise: du terrain de jeu aux vrais enjeux
Loic Poujol
, Paris
le 05 juillet 2010
Que pensez-vous du concept de réseau social d’entreprise ? Ce type de solution peut-il avoir un intérêt ? Comporte-t-il des risques ?
Il y a deux ans, les réseaux sociaux d’entreprises (RSE) provoquaient une levée de boucliers souvent fondée chez les décideurs (perte de contrôle et de temps, far-west juridique et risques pour la marque, débauchage de talents, pas de roi … etc... )...
Il est évident qu’un projet social d’entreprise mal mené est porteur de risque :
- Pour le management (bousculer et contester les hiérarchies, brouiller les savoirs de l’entreprise , devoir s’étalonner sur des pratiques grand public)
- Pour l’organisation (menacer la confidentialité, empiéter sur le temps de production, doublonner les circuits d’information , susciter le rejet) ;
- Pour le système d’information (concurrence entre les systèmes, cannibalisation , lourdeur de l’infrastructure) ;
Pour autant, le RSE est devenu une priorité qui répond à des logiques humaines (l’intégration de la génération Y), techniques (la mutation du système d’information vers le web 2. 0), professionnelles (la recherche permanente d’agilité et de réactivité) et culturelle (tenir la comparaison avec les outils de la sphère privée)...
Il évident que l’entreprise s’enrichit en se socialisant. On peut citer comme atouts :
- L’amélioration du know -how et du know -who dans la structure ;
- La simplification du partage de connaissance et la stimulation de l’innovation ;
- Moins d’éloignement pour les nomades et dans les structures très éclatées ;
- Une réactivité en hausse vers l’écosystème de l’entreprise (clients, fournisseurs, recrutement) ;
- Meilleur tracking et ressenti de la structure.
De ses différentes expériences, Openbridge s’est forgé la conviction que le RSE est donc un vrai enjeu mais avec de vraies contraintes. Nous en avons tiré 4 règles :
- Pas de politique de la chaise vide. Même en cas d’absence de réseaux sociaux, l’entreprise doit vite fixer sa stratégie et énoncer les règles ;
- S’inspirer des pratiques grand public mais s’émanciper des outils grand public. Les applications tout public sont des références et facilitent la prise en main. Mais le contrôle du rse ne doit jamais échapper à l’entreprise ;
- Contextualiser et professionnaliser le rse . L’usage du rse doit être rattaché à une fonction ou un axe stratégique de l’entreprise ou à un groupe. Il n’y a pas de viralité spontanée dans l’entreprise ;
- Réévaluer ses choix en permanence. Pour être au service d’une entreprise agile, le rse doit être un outil évolutif. Il faut le réévaluer et l’adapter régulièrement.Votre entreprise a-t-elle déjà déployé des outils collaboratifs ou gestion des connaissances ? Un réseau social d’entreprise apporterait-il un réel plus ?
La socialisation apparait toujours comme un vrai plus. Elle a bien permet d’enrichir la qualification des contenus et leur promotion mais aussi de susciter des échanges autours du savoir de l’entreprise . La socialisation est le moyen le plus évident de doter le système d’information de la pertinence de l’œil humain.
-
Soyez le premier ou la première à réagir à ce temoignage :
réagir
| |
Les dernières contributions
|
|
| |
En ce moment sur Journal du Net Solutions
|
|
10 contributions : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
|