Il se téléchargerait autant de films sur les réseaux peer-to-peer qu'il se vend de places de cinéma. De quoi selon vous entraîner la chute de l'industrie du cinéma après celle de la musique ?
Qui pensez-vous que le téléchargement illégal pénalise le plus ? Les majors, les cinémas, les loueurs de DVD, les plates-formes de VoD ou les télévisions ?
Ce sont les majors qui sont le plus pénalisées par le téléchargement. En effet, ce sont elles qui ont la plus grosse marge dans les ventes de DVD. Le cinéma bénéficie d'une taille d'écran et d'une qualité de son difficilement égalable chez soi ce qui peut les sauver mais attention aux prix pratiqués.
Comment l'industrie du cinéma doit-elle se réinventer pour ne pas connaître les mêmes déboires que connaît aujourd'hui celle de la musique ?
Contrairement à l'industrie du disque, l'industrie du cinéma doit développer de façon plus conséquente les offres de téléchargement légales à des prix plus attractifs. En effet, 1 euro pour une chanson en mp3 c'est hors de prix. Pour les films, la VoD est probablement l'un des meilleurs moyens de protéger le cinéma et ses protagonistes.
Pensez-vous que la la riposte graduée suffira à régler ce problème ou les acteurs de cette industrie devront-ils aussi sortir de leur attentisme pour dynamiser leur business sur Internet ?
Il faut taper fort et tout de suite si l'on ne veut pas que de mauvais plis soient pris. Il faut habituer les personnes à adopter de nouvelles habitudes de visualisation de leur film. Certaines box proposent des films en VoD mais hélas pas partout en France. Il vaudrait mieux que l'industrie du cinéma s'allie avec les opérateurs pour développer ce type d'offre au lieu de se morfondre sur son sort comme le fait l'industrie du disque. Une nouvelle façon de consommer se dessine, il faut mieux être pro-actif que de se laisser dépasser par l'outil Internet qui va vite, très vite.