Vu son prix (370 ou 440 euros selon le modèle), pensez-vous que l'iPhone puisse devenir un produit grand public ?
Apple ne vise jamais le grand public et ne se bat pas sur le terrain des ordinateurs à 300€, des baladeurs à 50€, ni même aujourd'hui sur celui des smartphones. L'iPhone est un produit unique et, pour en avoir un moi-même et avoir testé la concurrence, je peux confirmer qu'il se place dans une catégorie à part. Il lui manque certes quelques fonctions que certains jugent indispensables (les manques les plus flagrants devraient être comblés avec la sortie de Léopard en octobre) mais la majorité des utilisateurs trouveront facilement leur bonheur et bien plus dans cet outil qui écrase la compétition sans conteste au niveau de l'aisance et du plaisir d'utilisation. Sa qualité, tant au niveau matériel que logiciel, le place dans une catégorie supérieure. Le comparer à un Nokia, c'est comparer une Rolex à une Swatch.
Pensez-vous que le lancement de l'iPhone en France puisse faire gagner des parts de marché à l'opérateur mobile qui en sera partenaire, et dans quelle mesure ?
C'est inévitable. C'est ce qui se passe ici, aux États-Unis, où AT&T, qui distribue l'iPhone, est jugé comme ayant un réseau de qualité inférieure à Verizon et Sprint (mais supérieur à celui du seul autre opérateur GSM, T-Mobile), et il semble qu'AT&T ait déjà pris un certain nombre d'abonnés "switcheurs" aux autres opérateurs grâce à l'iPhone. En France, où les différences entre opérateurs sont moindres, l'impact devrait être aussi notable, voir même plus important.
Pensez-vous que le lancement de l'iPhone en France aidera à développer les services Internet sur mobile ?
Oui. Dans les deux premières semaines de l'iPhone sur le marché américain, des dizaines d'applications web conçues exclusivement pour cet appareil ont fait leur apparition. Nous assistons à la naissance d'une nouvelle plateforme qui va non seulement faire exploser l'utilisation d'Internet sur mobile, mais aussi bouleverser le marché du smartphone.