Luc Chatel veut inscrire dans la loi la gratuité du temps d'attente pour les hotlines. Cette proposition vous satisfait-elle ? Va-t-elle assez loin ?
Oui, c'est un premier pas, mais il est notoirement insuffisant. Cette proposition ne va pas assez loin : en cas d'interuption de service le client doit d'abord payer pour signaler l'interruption de service, pour être dépanné sans aucune garantie sur le temps de rétablissement du service.
De plus, il est facturé abusivement par défaut (c'en est bien un et c'est illégal)pour la durée de l'indisponibilité du service.
Et nos juristes de la République, à commencer par notre Président, trouveraient-ils cela normal ?
Etes-vous favorable au passage des durées d'engagements des forfaits de l'Internet fixe et du mobile de 24 à 12 mois ? Pourquoi ?
Oui. C'est à ma connaissance une durée qui est d'usage. A surveiller la clause de reconduction tacite pour une durée identique. La loi sur la consommation des particuliers fait obligation au prestataire de demander l'accord du bénéficiaire pour cette reconduction avant le délai de préavis de cessation du contrat. A ma connaissance aucun opérateur ne respecte cette loi.
La vraie question est "qui doit faire appliquer cette loi ?"
Pensez-vous qu'une durée d'engagement plus courte puisse encourager la concurrence ?
Non. La concurrence sera toujours faussée tant que Orange aura la main mise sur les unités de raccordement d'abonnés et la terminaison locale au domicile des clients. Vivement le Wimax qui est une solution à cette contrainte.
Les process inter opérateurs pour la portabilité du numéro par exemple sont trop consommateurs de temps pour pouvoir réduire la durée d'engagement. 12 mois sont une excellente durée contractuelle.
Pensez-vous que Luc Chatel puisse obtenir plus d'engagements de la part des opérateurs télécoms que son prédécesseur, François Loos ?
M. Chatel n'est pas tout seul ! Le médiateur des Télécoms, l'Arcep surtout, les associations de consommateurs, et bientôt les clients par une action de groupe ont suffisemment de poids et de moyens juridiques pour obtenir des opérateurs le respect de leurs obligations contractuelles.
Encore faut-il avoir recours aux bonnes instances pour obtenir de justes prestations de la part des opérateurs.