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Haut débit : vive le réseau unique!
par Jean-Michel Billaut
Pau Broadband Country
 
Mercredi 11 décembre 2002
 
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Nous vivons aujourd'hui au milieu de plusieurs types de réseaux qui ont été créés au fil des années. Ces réseaux sont de deux ordres : les uns permettent de transporter des “atomes” (routes, canaux, chemins de fer) et les autres du “virtuel”, à savoir des signaux électriques. Jusqu'à une date récente, ces signaux étaient tous analogiques (on laissera de côté le réseau électrique proprement dit).

On peut compter au moins sept réseaux différents pour le transport analogique :
- Le premier réseau historique, le télégraphe, a été créé il y a 200 ans : des poteaux soutiennent des fils de cuivre pour transporter des messages en morse. Le réseau ne fonctionne que dans un sens à la fois.
- Quand le téléphone apparaît en 1876 avec Graham Bell, on s'aperçoit qu'on ne peut pas utiliser le premier réseau qui est unidirectionnel. On crée donc un autre réseau bi-directionnel (full- duplex), qui transporte toujours des signaux analogiques.
- Puis on crée le réseau radio, la TSF, et sa descendance (la FM) avec des émetteurs implantés deci-delà, pour écouter la radio dans les campagnes, les voitures, etc. Toujours de l'analogique.
- Par la suite la télévision est inventée aux alentours de 1930. Il faut alors créer un quatrième réseau, hertzien celui-là, avec des émetteurs point à multipoint pour transporter des ondes radio- électriques. Toujours de l'analogique.
- Puis le réseau câblé de télévision avec des fils. Encore de l'analogique - Puis le satellite, et le dernier en date, le réseau GSM avec ses relais terrestres.

Autrement dit, à chaque fois que l'on a créé un service, on a mis en place une infrastructure pour supporter le dit service ! Il n'est donc pas étonnant que nous confondions infrastructure et services. Pour la plupart d'entre nous en effet c'est la même chose, alors qu'en fait il s'agit de deux choses différentes. Et quand les Etats ont dérégulé leur opérateur historique de télécommunications, ils ont fait le même amalgame : ils ont dérégulé l'infrastructure (qui a été payée avec nos impôts) et le service. On reviendra sur ce point plus loin.

Pour un réseau unique très haut débit de bout en bout
Or, l'arrivée des micro-ordinateurs a permis au cours des vingt dernières années de numériser ce qui était auparavant analogique: le texte, la musique, la voix, la vidéo, l'image fixe. C'est à dire tout ce qui circulait au préalable en analogique sur les différents réseaux. Comme la numérisation unifie le tout, on peut donc émettre l'idée théorique qu'un seul réseau suffirait aujourd'hui, en lieu et place des réseaux cités plus haut.

Un réseau universel en quelque sorte, à très haut débit pour tout faire passer. On y gagnerait non seulement en cohérence, mais aussi en coût. Car je suis à peu près persuadé que les coût de maintenance des multiples réseaux actuels sont nettement plus élevés que l'investissement nécessaire pour mettre en œuvre un réseau unique de télécommunication haut débit de bout en bout jusqu'à l'abonné. Surtout qu'il suffirait en fait d'adapter les cœurs de réseaux existants, qui sont déjà tous en fibre optique. La France regorge en effet de fibres optiques, qui ne sont utilisés qu'à hauteur de 20%. (on comprend pourquoi les opérateurs de télécommunications ont eu quelques problèmes, et ces problèmes ne seront résolus que si les foyers disposent d'accès à haut débit).

L'idée d'un réseau unique n'est pas considérée aujourd'hui comme politiquement correcte. Mais on y viendra : il faut laisser le temps au temps.

Initier un Vélizy haut débit
C'est justement pour cela qu'il faut prouver que cela peut marcher : rien ne sert de philosopher, si aucune expérience n'est faite en grandeur nature. Au début des années 80, sans l'expérience de Vélizy, le Minitel n'aurait peut-être jamais eu le succès qu'il a connu. En tout cas, cela aurait pris davantage de temps. Mon idée était donc d'initier un nouveau Vélizy haut débit, en équipant une ville test d'un réseau de fibres optiques jusqu'à l'abonné et en suscitant, comme à Vélizy en son temps, une offre de contenus de la part de fournisseurs intéressés. C'est précisément ce qui commence à se mettre en œuvre à Pau.

Cette idée ne se base pas seulement sur les réflexions que je viens de faire sur les différents types de réseaux analogiques, mais aussi sur une réalité technologique. Depuis deux ou trois ans en effet, on observe un nouveau paradigme dans l'organisation et la gestion des réseaux de télécommunications. L'Ethernet, qui est le protocole de communication des 200 millions d'entreprises dans le monde, a évolué vers le GigaEthernet pour le filaire, et le Wi-fi pour le sans fil. Compte tenu de l'importance du marché, un port Ethernet ne coûte presque plus rien aujourd'hui.

Qu'on le veuille ou non, ces protocoles vont supplanter ceux utilisées par les réseaux traditionnels de télévision et de téléphonie : Sonet/Sdh, ATM, GSM/UMTS. Compte tenu qu'il n'y avait que 180 opérateurs historiques de télécommunications dans le monde, le prix d'un port ATM, du fait de l'exiguïté de la clientèle, est resté à un niveau très élevé, beaucoup plus important qu'un port Ethernet. De plus, les fabricants d'informatique vont ajouter la qualité de service (le MPLS) à leur Ethernet rajeuni. Une formidable bataille s'engage donc entre informaticiens et téléphonistes.

Un seul protocole pour tout gérer : le texte, la voix, le son, la vidéo. Plus de translations entre protocoles qui coûtent cher, qui engorgent les réseaux et ralentissent la circulation des paquets IP. Meilleure flexibilité, provisionning quasi-automatique, coûts plus faibles, etc. Le tout sur une couche transport optique et non plus électronique (le DWDM sur fibre optique). Ce qui veut dire qu'à terme la bande passante va certainement devenir pléthorique, et donc que son coût va s'effondrer. On va devoir passer d'un monde à multiples réseaux/protocoles à un monde à un seul réseau/protocole. C'est une condition nécessaire pour accéder à la société de l'information.

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[billaut@billaut.com]

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